Demain c'était hier !
Skola-Blog, le blog de Skolanet !
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Un boulot ! Je plaisante bien sûr, mais c’est vrai que ce blog m’a largement permis d’entrer en contact avec des professionnels du domaine. Par ailleurs, le fait de rédiger des billets me force
à prendre du recul sur mon activité et y réfléchir. Je pense que c’est primordial. Ensuite, le blog m’oblige à traiter et synthétiser la quantité astronomique de flux RSS auxquels je suis
abonné. Enfin j’ai pu y tenter ma première expérience de Podcast. Malheureusement, je n’ai
pas eu le courage de renouveler l’exercice depuis car cela demande un investissement temps important. Mais j’aimerais beaucoup m’y remettre. A suivre donc…
Quelles difficultés rencontrez-vous ?
Ma plus grosse difficulté, c’est tout simplement de publier des billets ! J’essaye de maintenir une fréquence la plus régulière possible mais j’ai beaucoup de mal à garder le rythme. J’évite autant que possible de publier pour publier. Ma démarche est plutôt de profiter du blog pour me pousser moi-même à la réflexion.
Indispensable, je ne suis pas certain qu’aucun des outils actuels ne le soit. Pour l’heure, un formateur intervient toujours avant tout en présentiel. Les outils web pour la formation sont quant à eux toujours dans une sorte d'état de magma en fusion. Aucun outil ne s’est réellement imposé malgré des idées très intéressantes comme par exemple Speechi ou DimDim.
Ce qui fonctionne bien en ce moment c’est le Screencasting avec des outils comme Camtasia et des plateformes comme Weecast. Mais ils ne répondent qu’à une infime partie des besoins de formation.
3 - Le partage des savoirs : il y a quelques années on parlait beaucoup de Knowledge Management, aujourd’hui on entend parler de Community Management. Le web 2.0 permet de connecter les humains et leurs savoirs. Des barrières difficilement franchissables comme la distance tombent. Je pense que nous ne sommes qu’aux balbutiements d’une évolution vers ce que certains appellent "société de la connaissance".
Quels sont pour vous les 3 points faibles à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?
Je pense que les NTIC n’ont en elles-mêmes pas de points faibles. La technologie est neutre par nature. Ce sont les concepteurs de formations et formateurs qui sont responsables des mauvais usages des NTIC. Pour moi, ces points faibles concernent avant tout des attitudes humaines, notamment :
1 - Le mirage technologique
Exemple : "Le logiciel que j’utilise pour créer du contenu est très complet. On peut faire ce qu’on veut avec. Il va me créer de bons contenus elearning."
C’est ce que j’appelle
le "mirage technologique". Cette attitude revient à croire que c’est l’outil qui fait la formation en ligne alors que c’est la conception pédagogique qui est essentielle.
2 - Le déguisement du contenu
Exemple : "Le contenu ne va pas intéresser les apprenants. Si on y ajoute une mascotte et des animations, ce sera vivant."
Croire que le multimédia permet d’atténuer l’impact d’un cours qui s’avère ennuyant car mal scénarisé, c’est encore une fois faire porter à la technologie une responsabilité qui n’est pas la
sienne.
3 - La transposition du papier vers le numérique
Exemple : "Tout ce qu’il y a dans mon contenu est important. Je peux convertir mes PowerPoint pour le Web, ajouter des documents ressources PDF, cela donnera aux apprenants toutes les
informations."
Mettre toutes les informations en ligne, à disposition des apprenants est peut être la pire des idées. C’est au contraire une économie d’information au mot près qu’il faut viser car
l’apprentissage en ligne est inversement proportionnel à la quantité d’informations fournies.
Non. Au risque de faire bondir certains collègues, je pense que le tutorat ne s’applique de loin pas à toutes les configurations de formation en ligne. Lorsque par exemple je me forme à Photoshop sur Weecast, je n’ai pas de tuteur et je n’en ai d’ailleurs pas besoin. Quelque part le tuteur est là pour combler les déficiences de la conception pédagogique multimédia. Lorsque le module elearning n’est pas suffisant pour atteindre l’objectif pédagogique, alors oui il y a besoin d’un tuteur, sinon la question reste ouverte.
Là où un apport humain est à mon avis le plus efficace, c’est ponctuellement avant et après une formation. Avant la formation pour coacher les apprenants et leur donner les différentes consignes. Après la formation pour répondre aux questions restées sans réponse à l’issue de la formation en ligne.Le formateur du futur, on l’imagine facilement entrain de dialoguer en direct avec ses apprenants qui sont à distance (ce que l’on appelle le elearning "synchrone"). Cette image existe en fait depuis bien longtemps, avant même l’invention d’Internet. A mes yeux c’est une espèce de fantasme.
Par exemple, Loïc le Meur en rêvait lorsqu’il a lancé Seesmic en voulant en faire un "talk-show planétaire". Aujourd’hui, il a mis son projet de côté en déclarant que les internautes ne sont pas prêts, car trop timides. Il y a d’importants freins psychologiques qui font que les apprenants préfèrent toujours soit un formateur en présentiel, soit une formation e-learning asynchrone.
Des initiatives existent pourtant pour tenter de briser la glace comme par exemple Babbel.com, un réseau social pour apprendre les langues étrangères. Voilà peut être une évolution à venir…
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