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Le Blog De Skolanet

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Mardi 6 et 13 décembre à 11h00
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 20:23
"Pédago-blogueurs"
       
   
Les pédago-blogueurs : Jacques Rodet
         
A quelle occasion vous êtes vous lancé dans l'aventure des blogs ?

     
Le Blog de t@d, lancé en septembre 2007, représentait alors la dernière mouture de la communauté t@d qui avait expérimenté, dès 2003, un outil de travail collaboratif puis utilisé une liste de discussion. Aujourd'hui, le blog est un outil parmi d'autres au sein du portail www.tutoratadistance.fr qui comprend également une base documentaire présentant des articles scientifiques sur le tutorat, un espace de veille collaborative sur l'actualité du tutorat à distance et une revue, Tutorales, qui publie des articles d'étudiants, de praticiens et de chercheurs sur le tutorat.
   
Que vous apporte cette expérience ?

La rédaction de billets de blog est un type d'écriture que j'affectionne pour plusieurs raisons. D'une part, la rapidité de mise en œuvre autorise une réelle réactivité à l'événement. Si la réactivité ne peut constituer à elle seule une ligne éditoriale, elle est un élément que j'essaye de ne pas négliger et par là m'impose une sorte d'actualisation permanente de mes représentations sur le tutorat. L'autre avantage du blog, me semble résider dans le fait que la maturation des idées est facilitée voire stimulée par une écriture qui ne se veut pas aussi "définitive" que celle d'un article scientifique. Ces avantages du blog sont, selon moi, conditionnés par une pratique s'inscrivant dans la durée. En effet, j'ai le sentiment que ce n'est qu'au bout de plusieurs mois de publication de billets que le blogueur arrive non seulement à inscrire sa pratique de rédaction dans le reste de ses activités mais, bien plus, à tisser des liens entre ses pratiques professionnelles et sa pratique rédactionnelle. Le blog devient alors un espace de prise de recul, de mise à distance, de réflexion, d'auto-réflexivité, de métacognition.

La pratique du blog est aussi l'occasion d'entrer en contact avec de multiples personnes qui possèdent les mêmes centres d'intérêt mais curieusement, cela se réalise la plupart du temps en dehors de l'espace public du blog. 
     
Quelles difficultés rencontrez-vous ?
     
Ce n'est pas réellement une difficulté mais je constate, alors que nous vivons une époque où les outils peuvent grandement faciliter la collaboration, que celle-ci reste difficile à mettre en œuvre. Ainsi, le Blog se voit davantage perçu comme un lieu où rechercher de l'information plutôt qu'espace d'échanges. Sa fonction de publication prime sur celle de co-élaboration.

"Depuis quelques récentes années, le temps héroïque de la FOAD est terminé en France. Or, ce que l’on peut constater dans de nombreux secteurs c’est que les effets collaboratifs, d’entraide, de solidarité se manifestent davantage lorsque les acteurs sont peu nombreux et en quête de perfectionnement, qu’ils se connaissent donc davantage. Lorsque le paysage devient plus mature, les acteurs plus nombreux, et pour le dire plus crûment, quand le temps est aux affaires, le partage des informations cède partiellement la place à la rétention d’informations qui est censée donner un avantage décisif à celui qui la pratique. Le fait que les outils, je pense en particulier aux réseaux sociaux, facilitent objectivement la mutualisation et la collaboration, n’est non seulement pas le garant de meilleurs échanges mais peuvent également réactiver certains réflexes que l’on pensait oubliés." (Rodet, t@d et Tutorales, 13 questions. Distances et Savoirs, vol 6/4 2008)

    
Quels contenus ou thèmes ciblez-vous plus particulièrement dans vos articles ?
    
Très clairement et de manière exclusive le tutorat à distance et les thèmes qui lui sont liés.

    
Les outils du pédago-blogueur

    
Quels sont les 5 outils que vous considérez indispensables dans votre pratique de veille ? 


N'étant pas un spécialiste de la veille, mon propos ne vise pas tant la préconisation de certains outils que le témoignage de mes pratiques. J'utilise Netvibes pour agréger les flux des sites et des blogs qui m'intéressent. Delicious me permet de tagger l'actualité du tutorat à distance. Les résultats de ces tags sont mis à disposition à travers un widget. J'utilise également Twitter tant pour suivre certains acteurs que pour diffuser de l'information. J'organise les résultats les plus pertinents de ma veille au sein d'une map sur FreeMind. J'utilise aussi régulièrement différents moteurs de recherche tant généralistes que plus spécialisés. J'interroge de temps à autre les bases de données scientifiques. Les rencontres ou les échanges par mail avec différents contacts sont également une source non négligeable de ma veille.
Quels outils vous paraissent incontournables pour le formateur du 21ème siècle ?
     
Les outils qui n'existent pas encore ! Par cette boutade, je tiens simplement à souligner qu'il n'y a pas, selon moi, un outil ou des outils particuliers à privilégier pour la formation. L'histoire nous l'a montré, tous les outils de communication sont susceptibles d'être utilisés pédagogiquement. Il s'agit alors pour le formateur d'être au clair sur ses intentions pédagogiques et didactiques et, en fonction de celles-ci, choisir l'outil le plus adapté. Par ailleurs, j'ai l'habitude de dire qu'un bon outil est celui qui est accessible tant pour le formateur que les apprenants. La notion d'accessibilité me semble essentielle. Le rapport entre l'investissement temporel à consentir pour maîtriser l'outil et les résultats de son utilisation doit être positif pour le formateur et les apprenants. Si ce n'est pas le cas, les uns et les autres passent leur temps à apprendre à utiliser des outils dont ils n'ont pas d'usages pertinents. Le formateur du 21e siècle comme ses prédécesseurs se doit donc de réaliser une veille sur les outils et plus encore de passer au crible de l'analyse les potentialités d'usages pédagogiques qui ne sont pas assimilables aux usages prescrits par les fonctionnalités de ces outils.
    
Votre regard sur les dispositifs pédagogiques en ligne

    
Quels sont pour vous les 3 points forts à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?

  • Elargissement de l'accessibilité de la formation.

  • Individualisation des parcours.

  • Les avantages propres à la médiatisation (ré-ingénierie, persistance du message, attractivité, etc.).

Quels sont pour vous les 3 points faibles à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?

  • Dérive techniciste qui fait passer l'utilisation des outils avant la réflexion pédagogique.

  • Surcharge cognitive pour l'apprenant qui ne maîtrise pas les NTIC.

  • Insuffisance de la prise en compte de la nécessité de l'interaction humaine au bénéfice de l'interactivité machinique.

Le tutorat vous semble-t-il nécessaire à la réussite d'une formation en ligne ?
     
Oui, un formateur est nécessaire, ne serait-ce que pour répondre aux questions, via un forum, par courrier électronique ou tout autre moyen. S'il peut aussi donner des conseils sur les axes de formation, en procédant de manière différenciée suivant le niveau de chaque apprenant (ou de chaque groupe d'apprenant), c'est encore mieux. Oui, le tutorat est un élément incontournable pour la réussite d'une formation en ligne. Encore faut-il s'entendre sur la notion de formation en ligne. S'il s'agit, comme pour de nombreux produits e-learning, de simplement améliorer l'efficacité de la transmission d'un message par sa médiatisation puis de vérifier que les récepteurs l'ont bien intégré à travers un QCM, il est difficile, selon moi, de parler de formation et dans ce cas le tutorat n'est pas utile. Si on admet que la formation en ligne, comme toute formation, vise la construction de connaissances, le développement de savoir-faire et de savoir-être, le tutorat est alors indispensable et un facteur déterminant de l'atteinte de leurs objectifs par les apprenants.
     
Votre avis sur le futur ? Un peu de prospective !
     
Comment voyez-vous l'évolution de la formation dans les 5 à 10 ans ?
       

Il est probable que les évolutions en cours qui amènent de plus en plus de formateurs à intégrer les usages des NTIC dans leurs pratiques se poursuivent et s'accentuent. Je ne pense pas qu'il y aura de bouleversement au sens d'une révolution, mais plutôt une adaptation rendue plus nécessaire et une rapidité de cette adaptation pour rejoindre les apprenants dans leurs nouvelles demandes. Ceci impactera tout autant les donneurs d'ordre, les financeurs, les clients, les apprenants que les formateurs. C'est la capacité de ces acteurs à prendre en compte les nouveaux médias et outils qui en détermineront les usages et le paysage futur de la formation. A cet égard, il me semble préférable de privilégier l'accompagnement des acteurs tels qu'ils sont plutôt que le volontarisme de quelques uns qui se posent en visionnaires.

      
Comment voyez-vous l'évolution du métier de formateur pour les 10 années à venir ?

      
Ne voulant donc pas adopter la posture du visionnaire, je pense opportun de mettre en exergue quelques points qui me semblent utiles à l'évolution du métier de formateur. Le premier est lié à l'identité professionnelle des formateurs. Il me semble qu'il serait profitable que l'on ne puisse s'instaurer formateur sur la simple envie de l'être, même si celle-ci est fondamentale. Un dispositif de formation professionnelle, même léger me semblerait donc une voie à explorer afin de ne plus remettre à la seule expérience le développement des pratiques professionnelles des formateurs. Cette formation initiale viserait donc non pas le développement de savoirs disciplinaires mais bien le développement de compétences pédagogiques et techniques qui sont largement transversales aux contenus enseignés. Il est remarquable qu'un pourcentage très faible de formateurs ait à ce jour bénéficié d'une formation de formateurs. Tout progrès en ce sens serait donc une bonne nouvelle pour les années à venir. Par ailleurs, je pense nécessaire que la formation continue des formateurs soit également développée, ne serait-ce que pour leur permettre une meilleure adaptation au paysage en mouvement que se révèle être la formation. Sur ce point, le développement de communautés de pratiques m'apparaît être une modalité souple et adaptée pour atteindre cet objectif.
     
Pensez-vous comme certains que le développement des formations en ligne signifie la fin de l'école ?
      
L'informatique nous a promis le zéro papier... L'école n'est et ne sera pas abolie par les formations en ligne. Elle les utilise et les utilisera.
   
Pour en savoir plus

    
Consulter le blog de t@d
   
"Les pédago-blogueurs"

    
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