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Le Blog De Skolanet

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Lectora est un outil auteur qui permet de produire rapidement des contenus e-learning de grande qualité. Parmi les nombreux atouts de Lectora, la publication au format HTML est un plus pour développer dans un format particulièrement adapté au mobile learning.

Les démonstration s'appuient sur un exemple de module de formation destiné à un usage sur  tablettes.


Programme des séminaires en ligne (prévoir 30 à 45 minutes selon les questions) :
Mardi 22 et 29 novembre à 11h00.
Mardi 6 et 13 décembre à 11h00
Des séances à votre convenance sont envisageables au besoin.

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 19:00
"Pédago-blogueurs"
    
Jérôme Hidalgo, 26 ans, blogueur sur elearningblog.fr. Il s’agit d’un blog totalement personnel dans lequel je m’exprime pendant mon temps libre. Côté professionnel, mon activité varie en permanence entre chef de projet e-learning, concepteur pédagogique multimédia, formateur et surtout apprenant. Je travaille actuellement au sein d’une talentueuse et sympathique équipe dans la société Speedernet, basée à Lyon.
      
Les pédago-blogueurs : Jérôme Hidalgo     
Mon parcours initial est avant tout orienté multimédia. Je ne suis tombé dans le e-learning qu’à la fin de mes études, lors de ma dernière année de Master. Avec une pincée de volonté et un poil de chance, j’ai eu l’opportunité de travailler en apprentissage dans une industrie en tant que "chargé de projet e-learning". L’objectif du projet était de lancer des formations en ligne et créer du contenu dans une entreprise qui débutait alors ses formations en ligne. Cette expérience était si enrichissante qu’à sa fin, j’avais comme obsession de poursuivre dans ce domaine.
           
A quelle occasion vous êtes vous lancé dans l'aventure des blogs ?

      
Justement à la fin de mon année de Master, à l’approche de mon arrivée sur le marché du travail. Mon envie de poursuivre l’aventure e-learning m’a poussé à créer elearningblog.fr. Je voulais pouvoir échanger des découvertes et idées avec les professionnels du domaine. Mon idée sous-jacente était aussi d’essayer de faire savoir au petit monde du e-learning francophone que je cherchais un projet sur lequel travailler, une équipe à rejoindre.
   
Que vous apporte cette expérience ?
   

Un boulot ! Je plaisante bien sûr, mais c’est vrai que ce blog m’a largement permis d’entrer en contact avec des professionnels du domaine. Par ailleurs, le fait de rédiger des billets me force à prendre du recul sur mon activité et y réfléchir. Je pense que c’est primordial. Ensuite, le blog m’oblige à traiter et synthétiser la quantité astronomique de flux RSS auxquels je suis abonné. Enfin j’ai pu y tenter ma première expérience de Podcast. Malheureusement, je n’ai pas eu le courage de renouveler l’exercice depuis car cela demande un investissement temps important. Mais j’aimerais beaucoup m’y remettre. A suivre donc…
      
Quelles difficultés rencontrez-vous ?

Ma plus grosse difficulté, c’est tout simplement de publier des billets ! J’essaye de maintenir une fréquence la plus régulière possible mais j’ai beaucoup de mal à garder le rythme. J’évite autant que possible de publier pour publier. Ma démarche est plutôt de profiter du blog pour me pousser moi-même à la réflexion.

    
Quels contenus ou thèmes ciblez-vous plus particulièrement dans vos articles ?
     
Je publie avant tout des articles sur des sujets qui m’ont interpellé moi-même. Ma ligne éditoriale est donc extrêmement personnelle et subjective. La seule règle que je me suis fixée est de parler de e-learning, uniquement de e-learning. Que ce soit pour les outils, les pratiques, les innovations je ne suis jamais très loin du coeur du sujet.
     
        
Les outils du pédago-blogueur

      
Quels sont les 5 outils que vous considérez indispensables dans votre pratique de veille ? 


  • La bouche, les oreilles et le cerveau pour communiquer avec les humains.
  • Un agrégateur RSS, devenu indispensable pour être informé.
  • Delicious pour conserver et partager le fruit de sa veille.
  • Twitter pour faire bouillonner les idées.
  • Et bien sûr tous les évènements liés au e-learning dans le monde réel : salons, colloques, conférences…
Quels outils vous paraissent incontournables pour le formateur du 21ème siècle ?
     

Indispensable, je ne suis pas certain qu’aucun des outils actuels ne le soit. Pour l’heure, un formateur intervient toujours avant tout en présentiel. Les outils web pour la formation sont quant à eux toujours dans une sorte d'état de magma en fusion. Aucun outil ne s’est réellement imposé malgré des idées très intéressantes comme par exemple Speechi ou DimDim.

Ce qui fonctionne bien en ce moment c’est le Screencasting avec des outils comme Camtasia et des plateformes comme Weecast. Mais ils ne répondent qu’à une infime partie des besoins de formation.

    
Votre regard sur les dispositifs pédagogiques en ligne

     
Quels sont pour vous les 3 points forts à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?

   
1 - Garder l’essentiel : Lorsqu’une formation en salle est adaptée en elearning, le temps de formation passe de plusieurs jours à quelques heures, voir quelques minutes. Le elearning oblige à trouver le chemin le plus court pour atteindre l’objectif de formation sans perdre l’apprenant. C’est pour moi l’apport essentiel des NTIC en pédagogie. 
    
2 - L’apprentissage permanent : Alors qu’une formation en présentiel se termine lorsque les apprenants quittent la salle de formation, le elearning ne connaît à priori pas de limite de temps. Le web est un outil d’apprentissage évolutif et permanent. Je trouve ça fascinant.
              

3 - Le partage des savoirs : il y a quelques années on parlait beaucoup de Knowledge Management, aujourd’hui on entend parler de Community Management. Le web 2.0 permet de connecter les humains et leurs savoirs. Des barrières difficilement franchissables comme la distance tombent. Je pense que nous ne sommes qu’aux balbutiements d’une évolution vers ce que certains appellent "société de la connaissance".

    
Quels sont pour vous les 3 points faibles à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?

     

Je pense que les NTIC n’ont en elles-mêmes pas de points faibles. La technologie est neutre par nature. Ce sont les concepteurs de formations et formateurs qui sont responsables des mauvais usages des NTIC. Pour moi, ces points faibles concernent avant tout des attitudes humaines, notamment :

 
1 - Le mirage technologique
Exemple : "Le logiciel que j’utilise pour créer du contenu est très complet. On peut faire ce qu’on veut avec. Il va me créer de bons contenus elearning."
C’est ce que j’appelle le "mirage technologique". Cette attitude revient à croire que c’est l’outil qui fait la formation en ligne alors que c’est la conception pédagogique qui est essentielle.
    
2 - Le déguisement du contenu
Exemple : "Le contenu ne va pas intéresser les apprenants. Si on y ajoute une mascotte et des animations, ce sera vivant."
Croire que le multimédia permet d’atténuer l’impact d’un cours qui s’avère ennuyant car mal scénarisé, c’est encore une fois faire porter à la technologie une responsabilité qui n’est pas la sienne.
    
3 - La transposition du papier vers le numérique
Exemple : "Tout ce qu’il y a dans mon contenu est important. Je peux convertir mes PowerPoint pour le Web, ajouter des documents ressources PDF, cela donnera aux apprenants toutes les informations."
Mettre toutes les informations en ligne, à disposition des apprenants est peut être la pire des idées. C’est au contraire une économie d’information au mot près qu’il faut viser car l’apprentissage en ligne est inversement proportionnel à la quantité d’informations fournies.

        
Le tutorat vous semble-t-il nécessaire à la réussite d'une formation en ligne ?

     

Non. Au risque de faire bondir certains collègues, je pense que le tutorat ne s’applique de loin pas à toutes les configurations de formation en ligne. Lorsque par exemple je me forme à Photoshop sur Weecast, je n’ai pas de tuteur et je n’en ai d’ailleurs pas besoin. Quelque part le tuteur est là pour combler les déficiences de la conception pédagogique multimédia. Lorsque le module elearning n’est pas suffisant pour atteindre l’objectif pédagogique, alors oui il y a besoin d’un tuteur, sinon la question reste ouverte.

Là où un apport humain est à mon avis le plus efficace, c’est ponctuellement avant et après une formation. Avant la formation pour coacher les apprenants et leur donner les différentes consignes. Après la formation pour répondre aux questions restées sans réponse à l’issue de la formation en ligne.
     
Votre avis sur le futur ? Un peu de prospective !
     
Comment voyez-vous l'évolution de la formation dans les 5 à 10 ans ?

Je pense qu’une convergence de nombreux facteurs sociaux-économiques pousse le elearning à être de plus en plus utilisé (mondialisation des échanges, hausse des coûts du transport, baisse du coût de l’informatique, évolution technologique, arrivée dans le monde professionnel des digital natives…). Est-ce le scénario qui se réalisera ? Rien n’est moins sûr.
     
Comment voyez-vous l'évolution du métier de formateur pour les 10 années à venir ?

      

Le formateur du futur, on l’imagine facilement entrain de dialoguer en direct avec ses apprenants qui sont à distance (ce que l’on appelle le elearning "synchrone"). Cette image existe en fait depuis bien longtemps, avant même l’invention d’Internet. A mes yeux c’est une espèce de fantasme.

Par exemple, Loïc le Meur en rêvait lorsqu’il a lancé Seesmic en voulant en faire un "talk-show planétaire". Aujourd’hui, il a mis son projet de côté en déclarant que les internautes ne sont pas prêts, car trop timides. Il y a d’importants freins psychologiques qui font que les apprenants préfèrent toujours soit un formateur en présentiel, soit une formation e-learning asynchrone.

Des initiatives existent pourtant pour tenter de briser la glace comme par exemple Babbel.com, un réseau social pour apprendre les langues étrangères. Voilà peut être une évolution à venir…

    
Pensez-vous comme certains que le développement des formations en ligne signifie la fin de l'école ?
      
Voilà un autre fantasme qui ne date pas d’hier. L'illustration que de ce fantasme que je préfère, c'est "la machine à apprendre", portée à l'écran par Claude Zidi en 1980 dans son film "les sous-doués passent le bac".
     
     
Pour en savoir plus
       
Consulter le blog de Jérôme Hidalgo

"Les pédago-blogueurs"

      
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