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Le Blog De Skolanet

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Lectora est un outil auteur qui permet de produire rapidement des contenus e-learning de grande qualité. Parmi les nombreux atouts de Lectora, la publication au format HTML est un plus pour développer dans un format particulièrement adapté au mobile learning.

Les démonstration s'appuient sur un exemple de module de formation destiné à un usage sur  tablettes.


Programme des séminaires en ligne (prévoir 30 à 45 minutes selon les questions) :
Mardi 22 et 29 novembre à 11h00.
Mardi 6 et 13 décembre à 11h00
Des séances à votre convenance sont envisageables au besoin.

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 16:29

 

 

http://officeimg.vo.msecnd.net/en-us/images/MH900342072.jpg

 

Le recours à des logiciels de m-learning suppose d'avoir conscience des forces et faiblesses de cette technologie pour la pédagogie.

 

Pour ce nouvel article, j’ai décidé de rechercher ce qui est nécessaire pour créer un bon module m-learning. Voici le résultat de quelques recherches qu'il me paraît intéressant de relayer.

 

 

 

Intéressons-nous à l'article intitulé “Ten Tips for Designing Mobile Learning Content” de Gere Griffin (directeur de Skill-Pill M-Learning) qui est disponible sur le site http://www.learningsolutionsmag.com/articles/700/ten-tips-for-designing-mobile-learning-content.

 

Voici ses préconisations :

 

Des contenus de 2 minutes : Le but du m-learning est de fournir les points clés et non une formation complète. N'oublions pas non plus que les modules doivent être consultables à n'importe quel moment et qu'une durée courte facilite cela.

 

Privilégier les animations à la vidéo : A force de développer des contenus pour mobile, Gere Griffin et son équipe ont remarqué le fait que le recours à des animations est préférable à l'utilisation de la vidéo. La raison vient du fait que cela est plus attrayant pour l'apprenant.

Pour illustrer ceci, vous pouvez regarder cette vidéo qui présente les consignes de sécurité à bord d'un avion avec des animations :

 

 

Personnaliser le contenu : Bien que l'on soit obligé de développer du contenu générique pour une formation, avec l'utilisation d'un vocabulaire ou d'un accent propre à une zone géographique, on peut personnaliser le contenu de la formation pour un public spécifique. Prenons l'exemple d'un apprenant francophone qui souhaite apprendre la langue anglaise avant d'aller faire un séjour aux États-Unis. Un module en langue anglaise avec des expressions souvent utilisées sur le sol américain pourra faciliter la discussion avec des habitants.

On peut également faire beaucoup plus en termes de personnalisation mais cela augmentera les coûts de développement des modules. Il faut donc faire un arbitrage entre contenu générique et contenu personnalisé.

 

Donner des astuces pour progresser : Le sentiment d'isolement peut repousser les apprenants, il faut les guider dans les modules au travers des consignes mais ils veulent aussi savoir comment travailler plus efficacement, plus intelligemment et plus rapidement qu'auparavant.

 

Ciblez les 5% des comportements réparateurs ou récidivistes : Si l'on arrive à identifier au sein d'une organisation, les zones où le travail n'est pas bien fait ou non conforme (les personnes savent ce qu'elles doivent faire mais ne le font pas), on peut réaliser des gains de productivité et améliorer la rentabilité. Identifier ces mauvais comportements permet de réaliser des modules qui répondent davantage là où les apprenants ont besoin de mieux travailler.

 

Concevoir les modules avec les utilisateurs : Ils sont les mieux placés pour évaluer et influencer le développement d'un produit car s'il répond à leurs besoins, envies et caractéristiques, il pourra être adopté plus facilement.

 

Adapter les contenus en fonction des événements à venir : Le besoin d'acquérir des connaissances et de les appliquer est le fil conducteur du m-learning. Un évènement tel que la mise sur le marché d'un nouveau produit peut nécessiter la mise en place d'une formation m-learning pour un commercial itinérant. En effet, connaître les forces et faiblesses du produit que l'on souhaite vendre permet d'adapter son argumentaire commercial.

 

Ne pas forcer mais encourager l'apprentissage : Le m-learning peut améliorer la productivité d'un salarié car il est disponible sur un support personnel, à n'importe quel moment et en fonction des besoins. L'entreprise doit encourager ses salariés à cette forme d'apprentissage.

 

Encourager les apprenants à s’auto-évaluer : Il faut encourager les apprenants à utiliser leurs connaissances pour faire face à des situations. Grâce à l'auto-évaluation, les apprenants peuvent connaître les résultats positifs et négatifs. Cela permet de pouvoir encore progresser.

 

Rendre l’expérience attrayante : Le m-learning doit proposer un contenu clair et être disponible n'importe quand et n'importe où. Il doit être consommable tout de suite par l'utilisateur pour qu'il ait encore envie d'utiliser cette technologie par la suite.

 

En respectant ces quelques consignes, les applications bénéficieront pleinement des avantages du m-learning présentés sur le site http://e-articles.info/e/a/title/Advantages-and-Disadvantages-of-Mobile-Learning/. Le m-learning permet de mettre à disposition de l'apprenant du contenu qui lui est nécessaire quelque soit le lieu où il se trouve et quand il le désire. Cela permet également une application immédiate des connaissances et des compétences. Les smartphones supportent des contenus tels que des animations, des vidéos, du son et de l'image pouvant favoriser l'apprentissage.

 

N'oubliez pas cependant que le m-learning a aussi des inconvénients. La possibilité d'apprendre où l'on veut, permet à l'apprenant de suivre sa formation dans la rue mais il peut être distrait à n'importe quel moment. La petite taille des écrans rend l'accès à l'information difficile à partir du web car les sites internet sont conçus pour être vus sur des écrans PC.

 

L'investissement financier pour une entreprise est très élevé car outre les coûts de développement importants, il faut investir dans du matériel pour chaque apprenant et dans un service de support technique. Je m'intéresserai plus particulièrement à ce sujet dans un prochain article.

 

Le m-learning génère de nouvelles possibilités pour l'apprentissage. Cependant la conception des modules étant différente du e-learning classique, il est important d'avoir une approche différente. Des astuces permettent d'illustrer ces différences et de réaliser des modules plus attrayants pour l'apprenant. Il est également important de connaître les forces et faiblesses du m-learning, afin d'éviter les mauvaises surprises si l'on se lance dans cette aventure de la connaissance disponible à tout instant.

 

 

Pour en savoir plus :


Dix astuces pour concevoir du contenu m-learning : http://www.learningsolutionsmag.com/articles/700/ten-tips-for-designing-mobile-learning-content

 

Avantages et inconvénients du m-learning : http://e-articles.info/e/a/title/Advantages-and-Disadvantages-of-Mobile-Learning/

Antoine Alias, Etudiant en master "ingénierie de la e-formation" à Rennes 1 est en stage à Skolanet. Nous lui avons confié une mission de veille dans le domaine du m-learning. Cette mission a un objectif pédagogique dans notre rôle de maître de stage puisqu'elle va à permettre à Antoine d'analyser et remédiatiser des informations. En effet, Antoine va vous proposer une chronique régulière sur ce blog : "Antoine et le m-learning". La reformulation doit l'aider à s'approprier progressivement de nouvelles compétences en matière de m-learning. Nous vous invitons à utiliser l'espace de commentaires pour rendre plus dynamique encore les apprentissages d'Antoine.
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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 09:23

 

http://www.data.rennes-metropole.fr/typo3temp/pics/ffbe824275.jpg

 

 

Pendant les étés-TIC, j'ai pu assisté à des conférences traitant de l'utilisation de TIC dans l'approche pédagogique. Je vous propose aujourd'hui de découvrir des initiatives qui nous ont été présentées.

 

 

 

Table ronde : Libre et durable : vers une co-production des territoires intelligents

Animé par : Michel Briand (Ville de Brest)

Intervenant : Thang Nghiem (Angenius)

Le croisement des mondes du développement durable et des logiciels libres est porteur d'une transformation vers un monde dans lequel on pourrait "mieux vivre ensemble sur une seule planète". Pour cela, il est important de travailler sur le partage et l’open-source afin de faciliter la réplicabilité et donc la création par d’autres développeurs.

La crise économique a incité les individus à devenir plus responsables et à changer leurs habitudes de consommation. Pouvons-nous néanmoins être vertueux avant une crise ? Oui, c'est possible car chaque individu peut faire des choix structurants avant qu’un événement arrive.

On peut aussi montrer des exemples de ce qui se fait de mieux ailleurs, puis les partager pour tenter de répliquer une bonne initiative à un autre endroit dans le monde. Le site internet http://www.letsdoitworld.org/ propose aux personnes du monde entier de coopérer pour lutter contre le gaspillage et d'organiser des journées pour nettoyer un endroit précis.

La France connait un problème d’innovation. Notre système éducatif privilégie l’apprentissage des connaissances mais pas la création. Il faudrait faire un travail de pédagogie sur les enseignants en les faisant collaborer entre eux sur des projets. Ils pourraient ainsi mieux comprendre l'intérêt du travail collaboratif et permettre aux élèves d’en faire de même.

 

Pour en savoir plus :

http://2008.angenius.net/tiki-index.php?page=Libre+et+durable

 

Table ronde : Ludification et serious games

Animé par : Guy Désagulier (Conseil régional de Bretagne)

Intervenants : Eric Jamet (université de Rennes 2), Séverine Erhel (LOUSTIC), Philippe Le Gonnidec (SOS 21), Stéphane Minot (Daesign)

Avec les serious games, nous sommes à la croisée des chemins en les jeux vidéos et l’utilisation des TIC pour l’apprentissage :

« Application informatique, dont l’intention initiale est de combiner, avec cohérence, à la fois des aspects sérieux (Serious) tels, de manière non exhaustive et non exclusive, l’enseignement, l’apprentissage, la communication, ou encore l’information, avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo (game). » (Alvarez et Djaouti, 2008)

Le projet VESTA

L’objectif est de créer un serious game éducatif et social destiné aux salariés du particulier employeur, ici les assistantes de vie. Il y a deux composantes : un environnement de simulation par le jeu et un réseau social pour échanger des expériences. Les supports seront disponibles sur PC et mobile.

Les enjeux de ce serious game est de :

  • développer des compétences métiers

  • développer des méthodes de conception centrée sur l’utilisateur

  • développer l’exploitation du serious game éducatif et social dans l’ingénierie de formation

  • développer la reconnaissance politique et administrative

  • valoriser la formation et le métier d’assistante de vie 

Virtual GNFA

Le Groupement national de Formation Automobile forme majoritairement un public de garagistes sur les enjeux de l’automobile : le développement durable, la sécurité et le confort.

Le GNFA a évolué vers une pédagogie de l’apprentissage qui consiste à reproduire la réalité des situations problèmes que vit le stagiaire dans un univers professionnel virtuel. On peut ainsi évaluer le comportement d’un réceptionnaire en face d’un client mécontent, former un vendeur à l’accueil en variant les situations à l’infini, refaire une réparation sans risque de casse et s’entraîner à diagnostiquer des pannes complexes et aléatoires.

Pour en savoir plus sur ce projet :

http://www.gnfa-auto.fr/fr/actualites/gnfa_mag/innovation_pedagogique/index.html

L'avis des intervenants sur les serious games :

  Le principal avantage est qu'ils peuvent constituer une entrée ludique pour un public en difficulté et être utile pour créer de l'appétence pour certains types de métiers comme ceux du bâtiment.

L'inconvénient majeur est le coût élevé de développement, il vaut donc parfois mieux utiliser un développement en rapid e-learning.

Conférence : La veille se la joue sérieux

Animé par : Marie Armand (l’œil au Carré)et Marine Clabe

Le jeu des explorateurs est le premier serious game développé par VeilleLab Ouest pour faire un travail de sensibilisation à la veille. Nous avons pu faire une partie et échanger nos impressions.

Le jeu est basé sur le design d'un jeu de plateau. Les joueurs sont regroupés en équipages de deux personnes et partent explorer une île mystérieuse. Sur leur chemin, ils rencontreront des embûches qu’il pourront éviter grâce aux informations qu’ils auront collecté grâce à des cartes.
Au fur et à mesure du jeu, ils pourront utiliser ces informations pour découvrir et obtenir
des innovations qui leur permettront d’obtenir un avantage sur les autres équipages.

Le jeu est placé sous Licence Creative Commons à usage non commercial. Vous pouvez en apprendre plus et le télécharger sur le site : http://www.laveilleselajoueserieux.com/le-jeu/

 

http://www.skolanet.com/skolablog/antoine.jpg

 

Mon avis sur le salon :

La conférence sur le libre et le durable m'a permis de découvrir le travail de l'association Angenius qui a pour objectif de faire comprendre à un large public les liens qui existent entre les TIC, le copyleft et le développement durable. L'exemple de « let's do it » et les initiatives présentées ont permis d'éclairer ce sujet et de le rendre plus concret, car le débât semblait un peu utopiste par moment.

La conférence sur la ludification et les serious games nous a montré des projets concrets qui utilisent la ludification comme méthode d'apprentissage. Nous avons pu voir l'intérêt de ce type de pédagogie pour des formations qui nécessitent de la pratique en plus de l'apprentissage théorique. Le contenu de ces projets étant protégés, nous n'avons malheureusement pas pu voir le rendu de ces formations.

La conférence sur la veille se la joue sérieux avec la possibilité de jouer m'a vraiment plu. Ce jeu est une bonne initiative pour faire comprendre les enjeux de la veille de façon ludique grâce aux métaphores. Les règles sont simples et l'humour très présent donne envie de jouer. Le seul problème est le manque de temps que nous avons eu pour jouer, la partie a du être raccourcie afin de respecter les horaires des Etés-TIC.

La possibilité de découvrir des projets et de débattre avec les intervenants m'a beaucoup intéressé, c'était très enrichissant. Je pense donc être présent au prochain Etés-TIC.

Antoine Alias, Etudiant en master "ingénierie de la e-formation" à Rennes 1 est en stage à Skolanet. Nous lui avons confié une mission de veille dans le domaine du m-learning. Cette mission a un objectif pédagogique dans notre rôle de maître de stage puisqu'elle va à permettre à Antoine d'analyser et remédiatiser des informations. En effet, Antoine va vous proposer une chronique régulière sur ce blog : "Antoine et le m-learning". La reformulation doit l'aider à s'approprier progressivement de nouvelles compétences en matière de m-learning. Nous vous invitons à utiliser l'espace de commentaires pour rendre plus dynamique encore les apprentissages d'Antoine.
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 10:26

http://u.jimdo.com/www101/o/s5df61aaf6c22940b/emotion/crop/header.jpg?t=1306253638

 

Retour des étés-TIC de Rennes où je n’ai malheureusement pu passer qu’une journée. J’ai participé en matinée à un atelier portant sur les cultures populaires et le numérique. Après quelques échanges nourris, nous sommes parvenus à une synthèse que je tenais à partager ici car elle aborde des concepts de manipulation d’informations susceptibles de se retrouver dans les démarches pédagogiques.

En terme de méthode nous avons procédé sous forme d’une discussion à bâtons rompus. Au cours de cette discussion chaque participant a rédigé quelques notes qui ont alimenté une cartographie des échanges :

 

http://www.skolanet.com/skolablog/etestic2.JPG

 

Notre discussion a tout d’abord cherché à préciser quelques notions. Nous avons retenu 3 angles de vue pour aborder es cultures populaires. Une forme de culture populaire peut trouver son expression dans le domaine du folklore et de la tradition et  participer à la construction d’une forme d’identité et d’appartenance à un groupe. De même, les habitudes et les pratiques confortent cette expression. L’élément populaire peut aussi trouver sa place dans le champ des arts, nous avons noté par exemple le caractère populaire des chansons de Brel. Enfin, nous avons souligné l’émergence d’une culture populaire numérique, la massification de l’usage de Facebook en est la pleine illustration.

Nous nous sommes également penché sur les raisons qui caractérisent le Populaire. Nous avons identifié l’accès facile à cette culture, du fait de sa gratuité ou d’une forme limitée du droit d’auteur par exemple. L’accès pour le plus grand nombre est également un élément fondamental de cette expression populaire. Enfin, la démocratisation et la convergence des terminaux d’accès à la culture est accélérateur de diffusion massive.

 

En quoi le numérique change-t-il notre relation aux cultures populaires ? Nous avons alimenté notre discussion  par des termes mettant en évidence les éléments communiquants du numérique : enrichissement, participation, transmission, reproduction, internationalisation… et j’en oublie certainement. Mais force est de constater que le numérique est un vecteur facilitateur d’accès aux cultures populaires. A l’image des contes et légendes qui se transmettaient oralement de familles en familles, la culture populaire se construit par le plebiscite des internautes. De plus, leur capacité à reproduire, fidèlement ou pas, les éléments culturels qu’ils estiment remarquables en augmente la diffusion.

 

Cela nous a conduits à raisonner les enjeux pour maintenir cette relation au sein de la toile. Elle doit rester un lieu virtuel et immatériel où chacun peut trouver une place. Chaque citoyen lambda peut prendre en main les outils pour se constituer son propre univers culturel, son espace propre de consultation, de communication ou d’expression. Enfin , les cultures populaires s’enrichiront à condition de maintenir la capacité de multiplier les avis et les regards pour que l’expression populaire conserve une diversité propice à un développement culturel qui garde son sens.

Face à ces enjeux nous avons identifié quelques risques qu’il convient de citer :

-          Le problème de l’e-exclusion et de la fracture numérique

-          Les risques de détournements des usages à des fins publicitaires voire politique

-          Les difficultés de vérification des informations, toutefois limitée compte-tenu des la réactivité des acteurs du web à corriger les erreurs (pymouss, wikipedien)

 

En conclusion, le web numérique peut s’avérer un terrain propice à l’expression des cultures populaires. N’hésitons pas pour ce faire à  détourner les usages de certaines applications, à l'origine, les post-it ne sont pas un outil de travail collaboratif ou de restitution et pourtant...

 

http://www.skolanet.com/skolablog/etestic1.JPG

 

 

En savoir plus :

 

Le blog de pymouss : http://pymouss.blogspot.com/

Le site des Etés TIC

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 15:41

Comme vous le savez, chez Skolanet on aime l’échange ! Nous avons ouvert nos portes cette semaine à Pierre-Henry LEONARD, Ingénieur blended-learning qui partage avec nous ses réflexions sur le mobile learning et la réalité augmentée.

Pendant longtemps la littérature puis le cinéma ont imaginé un monde futuriste dans lequel le réel se superposerait au virtuel. Ce qui semblait il y a encore peu de la science-fiction est aujourd’hui réalité. Cette réalité on la doit à une technologie appelée "Augmented Reality (AR)" en anglais et "Réalité Augmentée (RA)" en français.
Mai au juste qu’est-ce que la réalité augmentée ? Selon Wikipédia, la réalité augmentée "désigne les systèmes informatiques qui rendent possible la superposition d'un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel".


La réalité augmentée s’applique aujourd’hui à plusieurs domaines : jeux, patrimoine, immobilier, loisir, vie pratique, etc. Il suffit de regarder les quelques exemples ci-dessous pour s’en convaincre.

 


Prenons l’exemple des offres promotionnelles, l’application iPhone japonaise iButterfly donne la possibilité d’associer une offre promotionnelle à la capture de papillons en ville et cela en mobilisant plusieurs technologies : géolocalisation, capteurs sensoriels et réalité augmentée. Mais le plus simple est encore une fois de regarder la vidéo.


Vous l’avez maintenant compris, la Réalité Augmenté (RA) n’est plus seulement une technologie qui s’applique sur une webcam. Aujourd’hui, la RA est essentiellement mobile grâce aux Smartphones. Mais, le manque d’ergonomie et de confort visuel qu’offrent ces terminaux incitent les entreprises à créer de nouveaux supports. La société Laster Technologie a mis en place des lunettes informatives sans fil. Cependant, on peut encore aller plus loin, il suffit de regarder la vidéo de Pranav Mistry qui date déjà de 2009 et qui nous laisse entrevoir un avenir certain pour la réalité augmentée.



Et la pédagogie dans tout cela ? Force est de constater que cette technologie est encore peu utilisée dans ce secteur eu égard à sa taille et cela même si elle semble aujourd’hui connaître un certain regain. Vous avez d’ailleurs sans doute vu que nos amis de Skolanet s’intéressent de plus en plus au mobile learning et à la réalité augmentée ;-).
Toutefois, tout reste à faire dans le « réel ». On peut signaler quand même quelques expérimentations comme celle qui a été réalisée en France en 2011. Une sortie pédagogique sur le thème du développement durable a utilisé le logiciel MITAR (MIT Augmented Reality). Ce logiciel a permis aux apprenants d’obtenir des informations en temps réel en fonction de leur géopositionnement. La petite vidéo ci-dessous  vous permettra d’en savoir plus.



Sources

15 autres applications de la Réalité Augmentée – Le publigeekaire – 16/07/2009 :
http://goo.gl/ebKhs

Réalité augmentée au service du patrimoine – Domino Studios - 13/02/2011 :
http://goo.gl/mlwjh

iButterfly application iPhone japonaise de réalité augmentée pour capturer des coupons !! – Services Mobiles – 02/02/2010 :
http://goo.gl/9pmRP

Vers la Réalité Augmentée – Futura-Techno - 28/06/2010 :
http://goo.gl/BQiNd

Utilisation du logiciel MITAR (Réalité Augmentée) - Ludovic DELORME - Académie de Montpellier Sciences de la vie et de la Terre – 18/02/2010 :
http://goo.gl/y84qq

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 11:35

 

http://4.bp.blogspot.com/_xjMZgH2OqP4/SwMIsQnthAI/AAAAAAAAJGU/mxkEhtCkPtI/s1600/drapeau_usa-full.jpgLors de ma précédente chronique, je m'étais intéressé au m-learning et à son utilité. Cette semaine, je vous propose de nous intéresser au m-learning outre-Atlantique.

 

Le m-learning aux Etats-Unis, quelles perspectives pour un marché en forte croissance ?

 

 

Je me suis tout d'abord intéressé au marché du m-learning. D'après une étude disponible sur http://www.ambientinsight.com/Reports/MobileLearning.aspx, le marché américain des produits et services en m-learning a atteint 958,7 millions de $ pour l'année 2010. Avec un taux de croissance d'environ 13,7% ces cinq dernières années, on estime que le marché américain atteindra 1,82 milliards de $ en 2015. Les Etats-Unis sont actuellement le pays le plus consommateur de m-learning. Le secteur le plus demandeur de m-learning aux Etats-Unis est le secteur de la santé avec 17% de la demande totale.

 

http://www.watblog.com/wp-content/uploads/2010/11/mobile_health_thumb.jpg

Source image : http://blog.empowerlms.com/

 

 

Le m-learning est un secteur en plein essor aux Etats-Unis. Outre la croissance en terme économique, c’est la perception du m-learning par le public qui va évoluer. D’après le site internet floatlearning.com on peut distinguer cinq évolutions majeures pour 2011.

 

Le m-learning aura sa propre identité et ne sera plus seulement considéré comme du e-learning sur un support mobile. Les contraintes techniques liées à la taille de l’écran des supports mobiles et à l’ergonomie pour l’utilisateur, ainsi que les contraintes pédagogiques tel que la nécessité de produire des contenus simples et atractifs font que les supports de formations m-learning vont se distinguer de plus en plus du e-learning.

 

L'investissement dans le m-learning devrait augmentait fortement en 2011. La fin de la récession économique va engendrer une hausse des investissements des entreprises et le secteur de la formation ne devrait pas y échapper.

 

Des sous-disciplines du m-learning vont émerger. Le m-learning va continuer à se développer et toucher de nouveaux publics qui ont des besoins d'apprentissages spécifiques. Par exemple, des touristes qui visitent un pays pourront recevoir des informations sur les lieux à visiter dans la région.

 

Le développement du m-learning pour tablettes va devenir une de ces sous-disciplines. A l'heure de la démocratisation des tablettes, il est certain que de plus en plus de contenus vont être développés pour ce type de support. L'avantage par rapport à un smartphone est de pouvoir développer des contenus plus complexes.

 

Le Flash va être très utilisé en m-learning. Les développeurs ont appris à se servir de ce format pour concevoir des contenus e-learning. De plus, de nombreux outils de création de rapid-learning sont basés sur le Flash et le m-learning utilise ces outils. Pour le moment l’IPad n’est pas compatible avec le flash mais il est possible de développer des applications en format html5 pour ce type de support.

 

Je m'intéresse également à des projets de formation qui sortent du cadre de l'enseignement universitaire. Deux projets ont particulièrement attiré ma curiosité. Ils sont consultables sur les sites internet http://www.elearningguild.com et http://www.newsecuritylearning.com.

 

Le premier projet est un partenariat entre les ministères de la défense singapourien et américain pour mettre au point des formations médicales distribués dans une vingtaine de pays. L'assistance humanitaire lors des récentes catastrophes naturelles nous montre la nécessité d'une collaboration efficace pour sauver des vies humaines. Ces modules pourraient permettre à des personnes n'ayant pas les mêmes compétences ou ne parlant pas la même langue de travailler ensemble plus efficacement.

 

Le second fait suite à l'un des discours du mois de janvier du président Barack Obama qui a annoncé vouloir lutter contre le trafic d'être humain et l'esclavage moderne et a invité les citoyens américains à se former sur ces sujets. Suite à ce discours, l'entreprise eXact learning solutions a mis au point au point des modules de m-learning sur ce thème à destination du personnel du ministère de la défense.

 

Le marché du m-learning aux Etats-Unis est le premier marché au monde et il va continuer de se développer fortement. Le m-learning a donc encore de beaux jours devant lui. En outre, il va continuer à se distinguer du e-learning en termes de contenus et de reconnaissance par le public.

Le m-learning permet également de réaliser des projets collaboratifs entre Etats pour mieux coordonner des actions humanitaires ou informer les populations sur des sujets de sociétés. Ainsi, le m-learning ne sera plus seulement utile en classe ou dans des entreprises qui ont des besoins spécifiques, mais il pourra toucher une audience plus large en fonction des sujets proposés.

 

En savoir plus :


Etude sur le marché américain du m-learning : http://www.ambientinsight.com/News/Ambient-Insight-2010-2015-US-Mobile-Learning-Market.aspx

Prévisions pour le m-learning en 2011 : http://floatlearning.com/2011/01/some-mobile-and-mlearning-predictions-for-2011/

Des applications médicales développées par Singapour et les Etats-Unis : http://www.elearningguild.com/mlearncon-news-and-updates/post.cfm/sg-and-us-military-cooperate-for-m-learning

Le gouvernement américain souhaite former ses soldats pour lutter contre le traffic d’être humain : http://www.newsecuritylearning.com/index.php/news/70-us-uses-mobile-learning-in-fight-against-human-traffickers


Antoine Alias, Etudiant en master "ingénierie de la e-formation" à Rennes 1 est en stage à Skolanet. Nous lui avons confié une mission de veille dans le domaine du m-learning. Cette mission a un objectif pédagogique dans notre rôle de maître de stage puisqu'elle va à permettre à Antoine d'analyser et remédiatiser des informations. En effet, Antoine va vous proposer une chronique régulière sur ce blog : "Antoine et le m-learning". La reformulation doit l'aider à s'approprier progressivement de nouvelles compétences en matière de m-learning. Nous vous invitons à utiliser l'espace de commentaires pour rendre plus dynamique encore les apprentissages d'Antoine.
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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 10:17

http://www.zondle.com/images/but_topBarLogo.jpgZondle est sans doute une des plateformes d’apprentissages les plus innovantes sur le net actuellement, et qui a sans doute réveillé un intérêt croissant parmi la communauté enseignante. Recemment créée, en 2010, elle permet de créer une large gamme de quiz ludiques qui s’adaptent au goût  de chaque apprenant  et aux besoins des enseignants.

 

Le fonctionnement est simple (même si les consignes n’existent qu’en anglais pour l’instant) et le service est gratuit. Il suffit de s’inscrire en tant qu'utilisateur avec un nom et un mot de passe. Une fois dans la plateforme, il est possible de créer ses propres exercices à partir d’un sujet existant (vocabulaire, phonétique, mathématiques, sciences, etc.) ou en créer  un de nouveau, et éditer ensuite le contenu de l’exercice lui-même. Une fois que l’exercice a été créé – et là on est encore surpris par les nombreuses modalités offertes : vrai/faux, question/réponse, choix multiple,  épeler le mot, etc. – le programme lance de façon automatique un répertoire de jeux divers et variés,  entre 20 et plus de 100 jeux différents sont proposés.  

 

http://www.skolanet.com/skolablog/jeuxzondle.jpg

Exemple : 33 jeux créés avec une seule série de questions

 

Ainsi, si vous voulez travailler sur la traduction de mots par exemple, il suffit de saisir les mots et traductions correspondantes une seule fois pour générer en un clic un ensemble d’exercices. Choisissez le modèle d’exercice-jeu qui vous intéresse et le tour est joué ! En répondant aux questions vous actionnez un compteur ludique : obtenir des points en mettant de buts, en skiant, en préparant de pizzas ou des omelettes, ou en tirant sur des météorites, entre autres. Et oui, on est vite emporté par le défi du jeu… ou des jeux : 

 

Trouver les couleurs pour préparer votre pizza, ou pour sauver les lapins...Des jeux différents pour des questions identiques :


 

Les exercices ne sont pas figés, puisqu’il est toujours possible de les modifier à partir de l’option « edit ». Ainsi, on peut ajouter des nouveaux contenus aux exercices existants, et les classer par thèmes. Chaque usager peut également retrouver facilement ses propres exercices parmi les milliers qui sont proposés sur la liste de la plateforme, en choisissant « your topics ».

Pour les enseignants qui souhaitent travailler en réseau avec leurs étudiants, la plateforme offre aussi la possibilité de gérer des groupes-classe, ainsi que de suivre la progression de chacun des élèves.

Si le site est très bien conçu, il est dommage tout-de-même qu’il n’existe pas la possibilité d’introduire des consignes en différentes langues que l’anglais. Dommage pour les utilisateurs non-anglophones… Mais Zondle est en version bêta, affaire à suivre sur ce point. Le site offre tout de même des possibilités très intéressantes pour aborder des exercices mécaniques d’une façon ludique ce qui accroche l’apprenant et le motive pour faire et  refaire le même exercice. 

Un autre avantage important est la gratuité du service. Les auteurs semblent ici avoir voulu faire un coup d’essai, assez réussi à en juger par les utilisateurs inscrits sur Zondle. Nous qui comptons déjà parmi ses utilisateurs en sommes ravis, et nous vous encourageons à le découvrir.

 

En savoir plus :

 

Le site de Zondle : http://www.zondle.com

Sur le blog Otablo, avec une reprise sur la dimension classe de Zondle : http://www.otablo.com/blog/2011/06/zondle-jeux-serieux-a-la-carte/

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 11:36

http://www.humbleisd.net/cms/lib2/TX01001414/Centricity/Domain/4113/mobile_learning.jpegTout d'abord le m-learning ou mobile-learning permet de délivrer des formations à distance sur d’autres supports que les postes informatiques. L’apprenant peut poursuivre sa formation où qu’il soit grâce à un appareil mobile comme le smartphone, un lecteur multimédia comme l’iPod ou une tablette mobile comme l’iPad grâce aux nombreuses applications développées. Le développement des technologies mobiles et la démocratisation de leur usage permettent d'entrevoir la possibilité de pouvoir apprendre autrement qu'en présentiel ou sur un poste informatique.

 

Alors que les formations e-learning et blended-learning permettent d’acquérir des compétences et de les mettre en pratique. Les modules m-learning offrent des ressources complémentaires qui viennent en complément aux formations. Les formations disponibles sur smartphone ne peuvent pas se substituer à des formations classiques, alors que ce n'est pas le cas pour celles qui sont disponibles sur tablette.

On comprend ainsi que c'est une solution qui permet de s’adapter aux besoins des individus et à des contextes de travail spécifique tel que le travail nomade. Prenons l'exemple d'un commercial nomade qui vend des produits évoluant souvent.Il ne se trouve pas souvent dans l'entreprise et ne peut donc suivre une formation classique. Pendant ses trajets ou des moments libres et grâce à un module m-learning, il peut apprendre les caractéristiques d'un produit et tester ses connaissances.

 

Après avoir décrit ce qu'est le m-learning, voici une petite vidéo (en anglais) qui illustre les points positifs du m-learning pour une entreprise, des formateurs et des apprenants.

 

 

Mettre à disposition du contenu pédagogique pour vos salariés nomades : une entreprise peut créer des modules et les proposer aux salariés.

Délivrer du contenu efficacement de n'importe où : un formateur peut créer un module où qu'il se trouve et le mettre à disposition grâce à Internet.

Communiquer avec vos apprenants: les réseaux sociaux, les forums et e-mails permettent aux formateurs d'échanger avec les apprenants.

Transporter avec soi des modules m-learning : il faut les télécharger et on peut ensuite les utiliser quand on le souhaite.

Accèder à l'information à n'importe quel moment : l'apprenant peut décider quand il va se former car il a les applications à porter de main.

Retranscrire ses savoirs en informations en un instant : les ressources des modules permettent de se former et les exercices permettent une application immédiate.

Partager de l'information avec les autres utilisateurs grâce à l'utilisation des réseaux sociaux tel que Twitter, Delicious, etc...

Expérimenter le travail collaboratif et le partage en temps réél : les apprenants peuvent partager les modules, visionner des ressources et faire ensemble les exercices.

 

 

Nous avons tous rencontrés des moments d'attente interminable comme les heures dans les transports en commun ou dans une salle d'attente. Lors de ces moments, on se dit souvent que l'on aimerait bien faire quelque chose d'utile. Avant il fallait avoir un livre et des stylos pour réviser, cela n'était pas pratique. Aujourd'hui, nous avons notre téléphone avec nous en permanence et il peut nous servir à réviser quand on le souhaite et surtout n'importe où. Le m-learning est une forme d’apprentissage qui permet d’acquérir les connaissances et de les mettre en pratique directement grâce à des exercices d’applications pour lesquels il faut cocher les réponses sur l'écran.

 

Les ressources mises à disposition des apprenants sont adaptées à la taille des écrans, on trouve des documents textes, des vidéos, des pistes audio voir des formations complètes adaptées à des terminaux mobiles comme les tablettes. L'apprenant a le choix du contenu pédagogique mais aussi du type de ressources qu'il va utiliser.

Cependant, le m-learning n'est pas non plus la solution miracle pour apprendre en toutes circonstances. La petite taille des supports génèrent des contraintes de développement. Il faut développer des modules simples, pratiques, partageables et ludiques afin de capter l’attention de l’apprenant. Il convient d'éviter de proposer une formation trop lourde sur ce type de support.

 

Sources :

http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/47856/mobile-learning-et-e-learning--des-concepts-de-formation-en-pleine-essor.shtml

http://www.aupress.ca/books/120155/ebook/99Z_Mohamed_Ally_2009-MobileLearning.pdf


Antoine Alias, Etudiant en master "ingénierie de la e-formation" à Rennes 1 est en stage à Skolanet. Nous lui avons confié une mission de veille dans le domaine du m-learning. Cette mission a un objectif pédagogique dans notre rôle de maître de stage puisqu'elle va à permettre à Antoine d'analyser et remédiatiser des informations. En effet, Antoine va vous proposer une chronique régulière sur ce blog : "Antoine et le m-learning". La reformulation doit l'aider à s'approprier progressivement de nouvelles compétences en matière de m-learning. Nous vous invitons à utiliser l'espace de commentaires pour rendre plus dynamique encore les apprentissages d'Antoine.
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 09:30

http://technomaniac.blog.lemonde.fr/files/2009/06/logo_carrefour_des_possibles.1246027200.gifNous avons participé aux briefs du carrefour des possibles Bretagne (organisation FING et TELECOM Bretagne) il y a une quinzaine de jours. Au-delà de la richesse de telles rencontres, chacun présente son projet en une 6 minutes, j’ai pu noter un ensemble d’éléments qui m’amènent à penser que le champ de l’éducation est désormais un vrai enjeu des usages du web.

 

Nous avons eu le privilège d’ouvrir le bal en présentant notre projet edubreizh.com, une plateforme pour apprendre la langue bretonne sur Internet. Nous aurons de prochaines occasions pour  vous en parler plus en détail. Mais comme nous vous savons impatient, voici une petite vidéo qui vous en donnera les grandes lignes.

 

 

Revenons à ce carrefour des possibles 2011 et commençons doucement, quoique, par Dialonics. Cette entreprise de Lannion dirigée par Franck Panaget travaille sur des personnages virtuels dialoguant. « Les solutions sont  adaptées aux agents conversationnels sur le web, aux serveurs vocaux interactifs, aux serious games, au e-learning, aux jeux vidéo, à la robotique. » : Serious games, e-learning…?  eh bien !  les voilà ces termes à consonance pédagogique (pour ne pas dire éducative) qui  montrent la montée en puissance de l’enseignement sur Internet. Le marché se serait il révélé aux développeurs alors même qu’en 2010 la France était annoncée à la traine ? L’enseignement : marché porteur pour les nouvelles technos ? Si les financements suivent, les perspectives offertes par ces mascottes version Dialonics sont effectivement étonnantes voire détonantes. Pour vous en convaincre faites le test et « parlez à Cécile » sur le site de Dialonics.

 

Poursuivons le brief avec Jog the Web. Nous avions déjà rencontré Sandrine de Montsabert lors des rencontres des TICE et du e-learning de Brest en avril. Jog the web est une façon d’agréger et partager des sites au sein d’un document unique accessible par une seule URL . Sandrine a particulièrement insisté sur la facilité de prise en main (à suivre dans un prochain article de Skolanet) et la grande aisance avec laquelle il est possible de créer des Jogs ou de les partager. Pour preuve le Jog réalisé lors des briefs. Un outils 100% à vocation pédagogique, et de 3 !

 

4ème projet faisant référence au monde de l’éducation : Tycata. Nous savons les étudiants pas toujours très à l’aise dans leurs recherches sur Internet. Cet universitaire de l’UBO propose donc un service ultra simple pour partager des liens remarquables. Si cette solution peut paraitre obsolète au regard de services proposés par ailleurs (Article Wikipedia sur la folksonomie), l’astuce réside dans la simplicité des 2 clics pour partager une URL.

 

Enfin, Simon Le Bayon a présenté l’extension de l’odyssée celtique. Il s’agit de créer de véritables générateurs de quête qui vont permettre de progresser par l’étude et la résolution de situations problèmes au sein d’un groupe de travail. Une large place est donc faite au collaboratif dans ce programme à la fois ludique et propice à l’acquisition de compétences.  Alors que le blended learning est au cœur des réflexions sur  l’évolution du e-learning (le Robert va devoir s’adapter en 2012), le mix  proposé ici va plus loin en intégrant intelligemment une dimension collaborative transversale s’exprimant dans le monde réel et virtuel. Recourir aux nouvelles technologies pour faire s’exprimer la multiplicité de la notion de compétence, voilà une projet bien séduisant sur le plan pédagogique qui n’est pas sans rappeler l’apprentissage par problème évoqué ici-même il y a quelques mois.

 

La dernière présentation s’est faite par la voix de Pierre Tremembert (Telecom Bretagne) qui nous a soumis le travail de 3 étudiants de Telecom Bretagne portant sur « une pédagogie verte ». Face aux multiples tirages papiers et aux pages  à moitié vides - de caractères et non de sens - des diaporamas des enseignants, les étudiants ont conçu un dispositif pour une conception plus écologique de la diffusion des « Powerpoints papier ». Mais la vidéo conçue par les étudiants de digital bamboo présente parfaitement le projet :

 

 

Voilà donc pour ce tour d’horizon pédagogique du brief du carrefour des possibles. Le développement de nouvelles solutions est en train de s’accélérer, tant sur le plan des capacités technologiques que dans l’innovation des usages, souhaitons que la dynamique de la e-pédagogie saura trouver son public au même titre que le e-commerce par exemple.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 14:04

http://www.digitalpublishing.de/france/images/dp_logo.jpgJ’ai eu le plaisir de rencontrer le week-end dernier Alan Nobili, Directeur général de Digital publishing France. Cette entreprise affirme son activité comme suit :  « nous vous proposons un logiciel et des solutions spécialement conçus pour un apprentissage des langues en ligne vraiment efficace. ».  Au-delà du partage de nos impressions sur la langue bretonne et de l’initiative de Skolanet en la matière, nous avons échangé sur la formation en ligne des langues. 

 

 

La tendance s’oriente clairement sur le blended learning. L’apprentissage des langues en toute autonomie par des seuls  supports en ligne ne semble pas suffisant. En ce sens Alan rejoint les propos tenus par Michel Nizon lors des rencontres bretonnes du e-learning. En effet, le risque d’échec lors de la poursuite d’un parcours en ligne est encore important malgré la qualité grandissante des supports proposés. Encadrer l’apprenant, l’accompagner au quotidien, partager sa progression sont des facteurs motivationnels permis par les solutions en blended-learning. Au-delà de ces facteurs motivationnels propice à la mémorisation des contenus, le blended-learning permet des expressions que l’apprentissage en ligne seul ne permet pas : "En classe, nos formateurs permettent aux apprenants de mettre en pratique leurs compétences acquises en autoformation grâce à des jeux de rôle et des exercices de conversations professionnelles.".


Outre ces considérations à orientation pédagogique, nous avons évoqué la position des organismes financeurs à propos de la formation à distance. Il parait aujourd’hui clair pour les financeurs que les solutions orientées e-learning offrent toutes les garanties en matière de qualité de formation. L’efficacité des dispositifs mis en œuvre est reconnue et les modalités de formation en ligne intégrées. La difficulté réside sans doute dans la multiplicité des procédures selon les interlocuteurs. Sur le plan de l’organisation de la formation en premier lieu, par exemple certains organismes exigent un PIF (Protocole individuel de formation) et d’autres pas. Concernant la justification des temps de formation en second lieu. Si certains organismes se satisfont des temps de connexion de chaque apprenant, d’autres exigent un reporting beaucoup plus complet. Mais quelle que soit la demande, Alan Nobili précise qu’ »il faut pouvoir justifier ». J’ai évoqué plus haut les rencontres bretonnes des TICE et du e-learning. Une partie des débats avait porté sur l’avenir des plateformes LMS (En l’occurrence Syfadis) face au choix du « full web » (voir en vidéo ici - minute 16' environ). L’exigence du reporting semble confirmer la nécessité des plateformes comme outil de gestion et de justification des formations dispensées. Ceci est valable au niveau de la formation continue et pour des actions très orientées FOAD. L’utilisation d’une plateforme comme outil support de ressources pour les  formations en présentiel, n’en déplaisent aux défenseurs des ENT (Environnement numérique de Travail), est peut-être moins pertinente compte-tenu de la richesse des solutions de partages accessibles sur la toile.

 

http://digitalpublishing.files.wordpress.com/2007/06/alan_pola1.jpg?w=420&h=500

 

Je souhaitais aussi  aborder avec Alan le marché de la formation en France. « Marché » et « Formation », ces 2 termes peuvent pourtant paraitre antagonistes vus sous un angle éthique. Mais sil ‘on porte un regard plus économique, et que l’on accède à cette logique de marché, on se rend compte que le marché français semble bel et bien faussé. La mise en œuvre de procédures administratives différentes, la disparité des soutiens publics selon les centres, les choix  politiques sur les secteurs à financer...en perturbent le fonctionnement. Cela pose finalement peu de problèmes dans un contexte franco-français, chaque acteur de la formation intègre les variables du marché dans son ingénierie de formation. L’approche est plus complexe dans le cadre la formation en ligne qui a vocation à s’ouvrir à l’international, et c’est le cas des langues. Ainsi, comment viser une offre adaptée alors même que les segments de la cible sont  disproportionnés les uns par rapport aux autres ? De nombreuses incertitudes planent sur l’organisation du marché, par conséquent le prix du savoir n’est pas toujours aisé à déterminer .

 

Enfin, nous avons discuté sur le e-learning dans les TPE/PME . Il ya a des difficultés à s’engager dans la voie de la formation en ligne. Si le DIF (Droit Indivisuel à la Formation) contribue aux disparités précédemment évoquées, il parait néanmoins une opportunité à saisir pour  que la formation ne concerne pas que les grands groupes. Il y a des difficultés à définir le cadre précis dans lequel des formations pour TPE/PME pourraient trouver leur place. Afin d’y parvenir et de jouer sur des effets de seuil, l’initiative de la réflexion peut trouver écho au niveau  des syndicats professionnels ou des chambres consulaires. Engager la réflexion à des niveaux plus larges permettrait un essaimage des pratiques propice à une plus grande accessibilité à la formation pour les entreprises de toutes tailles.

 

En substance, tout concepteur de formation en ligne retrouvera à minima ces quelques points dans la construction de ses dispositifs de formation. Le champ des langues est sans doute  encore plus concerné compte-tenu de la forte concurrence internationale, peut-être un sujet à inscrire au programme de la seconde édition des rencontres bretonnes des TICE et du e-learning ?

 

En savoir plus :

L'exemple d'un Protocole Individuel de Formation

Le reporting : Un exemple complet

Sur la formation et le marché : La documentation Française " Le prix du savoir"

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 10:01

Comme vous le savez maintenant le 7 avril 2011, SKOLANET, en partenariat avec LUGLEARNING et soutenu par Brest Métropole Océane, a organisé à Brest les "1ères rencontres bretonnes des TICE et du e-learning".

Comme convenu, les personnes qui n’ont pas pu assister aux différents débats peuvent découvrir dès aujourd'hui l'intégralité de la table ronde intitulée :

"Outils numériques en formation : nouvelles pratiques, nouveaux enjeux"

Vous pourrez donc apprécier les interventions de :

Vous pouvez démarrer avec la vidéo de votre choix, la 1ère minute est consacrée à poser le débat.

N'hésitez pas à échanger avec nous dans la zone commentaire de cet article

Isabelle DREMEAU
(33 minutes)

Les modalités 2.0 de l'apprentissage à distance

Régine ROUE
(14 minutes)

 

Michel BRIAND
(19 minutes)

 

Pour en savoir plus

Les "1ères rencontres bretonnes des TICE et du elearning", Brest, L'escale, le 7 avril 2011

Isabelle DREMEAU

Les modalités 2.0 de l'apprentissage à distance

Cartographie d'outils 2.0 en français, E-learning Bretagne, 18 avril 2011

E-learning Bretagne  

Skoden : Portail de la FOAD par le Conseil Régional Bretagne TIC et e-learning en Bretagne 

Fil twitter du portail Skoden

Visas Internet Bretagne

Michel BRIAND

Brest Métropole Océane (BMO)
 
Billet relatif

La formation en ligne peut-elle s'adapter aux PME ?

Cet homme a un véritable point de vue sur le e-learning..., Skola blog, le blog de Skolanet, 4 mai 2011

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