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Le Blog De Skolanet

  • : Le blog de Skolanet ! [ e-learning - elearning - learning - distance-learning - e-formation - eformation - formation - formation a distance - foad - nte - tice - coaching - formateur - tuteur ]
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Lectora est un outil auteur qui permet de produire rapidement des contenus e-learning de grande qualité. Parmi les nombreux atouts de Lectora, la publication au format HTML est un plus pour développer dans un format particulièrement adapté au mobile learning.

Les démonstration s'appuient sur un exemple de module de formation destiné à un usage sur  tablettes.


Programme des séminaires en ligne (prévoir 30 à 45 minutes selon les questions) :
Mardi 22 et 29 novembre à 11h00.
Mardi 6 et 13 décembre à 11h00
Des séances à votre convenance sont envisageables au besoin.

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 19:00
"Pédago-blogueurs"
    
Jérôme Hidalgo, 26 ans, blogueur sur elearningblog.fr. Il s’agit d’un blog totalement personnel dans lequel je m’exprime pendant mon temps libre. Côté professionnel, mon activité varie en permanence entre chef de projet e-learning, concepteur pédagogique multimédia, formateur et surtout apprenant. Je travaille actuellement au sein d’une talentueuse et sympathique équipe dans la société Speedernet, basée à Lyon.
      
Les pédago-blogueurs : Jérôme Hidalgo     
Mon parcours initial est avant tout orienté multimédia. Je ne suis tombé dans le e-learning qu’à la fin de mes études, lors de ma dernière année de Master. Avec une pincée de volonté et un poil de chance, j’ai eu l’opportunité de travailler en apprentissage dans une industrie en tant que "chargé de projet e-learning". L’objectif du projet était de lancer des formations en ligne et créer du contenu dans une entreprise qui débutait alors ses formations en ligne. Cette expérience était si enrichissante qu’à sa fin, j’avais comme obsession de poursuivre dans ce domaine.
           
A quelle occasion vous êtes vous lancé dans l'aventure des blogs ?

      
Justement à la fin de mon année de Master, à l’approche de mon arrivée sur le marché du travail. Mon envie de poursuivre l’aventure e-learning m’a poussé à créer elearningblog.fr. Je voulais pouvoir échanger des découvertes et idées avec les professionnels du domaine. Mon idée sous-jacente était aussi d’essayer de faire savoir au petit monde du e-learning francophone que je cherchais un projet sur lequel travailler, une équipe à rejoindre.
   
Que vous apporte cette expérience ?
   

Un boulot ! Je plaisante bien sûr, mais c’est vrai que ce blog m’a largement permis d’entrer en contact avec des professionnels du domaine. Par ailleurs, le fait de rédiger des billets me force à prendre du recul sur mon activité et y réfléchir. Je pense que c’est primordial. Ensuite, le blog m’oblige à traiter et synthétiser la quantité astronomique de flux RSS auxquels je suis abonné. Enfin j’ai pu y tenter ma première expérience de Podcast. Malheureusement, je n’ai pas eu le courage de renouveler l’exercice depuis car cela demande un investissement temps important. Mais j’aimerais beaucoup m’y remettre. A suivre donc…
      
Quelles difficultés rencontrez-vous ?

Ma plus grosse difficulté, c’est tout simplement de publier des billets ! J’essaye de maintenir une fréquence la plus régulière possible mais j’ai beaucoup de mal à garder le rythme. J’évite autant que possible de publier pour publier. Ma démarche est plutôt de profiter du blog pour me pousser moi-même à la réflexion.

    
Quels contenus ou thèmes ciblez-vous plus particulièrement dans vos articles ?
     
Je publie avant tout des articles sur des sujets qui m’ont interpellé moi-même. Ma ligne éditoriale est donc extrêmement personnelle et subjective. La seule règle que je me suis fixée est de parler de e-learning, uniquement de e-learning. Que ce soit pour les outils, les pratiques, les innovations je ne suis jamais très loin du coeur du sujet.
     
        
Les outils du pédago-blogueur

      
Quels sont les 5 outils que vous considérez indispensables dans votre pratique de veille ? 


  • La bouche, les oreilles et le cerveau pour communiquer avec les humains.
  • Un agrégateur RSS, devenu indispensable pour être informé.
  • Delicious pour conserver et partager le fruit de sa veille.
  • Twitter pour faire bouillonner les idées.
  • Et bien sûr tous les évènements liés au e-learning dans le monde réel : salons, colloques, conférences…
Quels outils vous paraissent incontournables pour le formateur du 21ème siècle ?
     

Indispensable, je ne suis pas certain qu’aucun des outils actuels ne le soit. Pour l’heure, un formateur intervient toujours avant tout en présentiel. Les outils web pour la formation sont quant à eux toujours dans une sorte d'état de magma en fusion. Aucun outil ne s’est réellement imposé malgré des idées très intéressantes comme par exemple Speechi ou DimDim.

Ce qui fonctionne bien en ce moment c’est le Screencasting avec des outils comme Camtasia et des plateformes comme Weecast. Mais ils ne répondent qu’à une infime partie des besoins de formation.

    
Votre regard sur les dispositifs pédagogiques en ligne

     
Quels sont pour vous les 3 points forts à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?

   
1 - Garder l’essentiel : Lorsqu’une formation en salle est adaptée en elearning, le temps de formation passe de plusieurs jours à quelques heures, voir quelques minutes. Le elearning oblige à trouver le chemin le plus court pour atteindre l’objectif de formation sans perdre l’apprenant. C’est pour moi l’apport essentiel des NTIC en pédagogie. 
    
2 - L’apprentissage permanent : Alors qu’une formation en présentiel se termine lorsque les apprenants quittent la salle de formation, le elearning ne connaît à priori pas de limite de temps. Le web est un outil d’apprentissage évolutif et permanent. Je trouve ça fascinant.
              

3 - Le partage des savoirs : il y a quelques années on parlait beaucoup de Knowledge Management, aujourd’hui on entend parler de Community Management. Le web 2.0 permet de connecter les humains et leurs savoirs. Des barrières difficilement franchissables comme la distance tombent. Je pense que nous ne sommes qu’aux balbutiements d’une évolution vers ce que certains appellent "société de la connaissance".

    
Quels sont pour vous les 3 points faibles à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?

     

Je pense que les NTIC n’ont en elles-mêmes pas de points faibles. La technologie est neutre par nature. Ce sont les concepteurs de formations et formateurs qui sont responsables des mauvais usages des NTIC. Pour moi, ces points faibles concernent avant tout des attitudes humaines, notamment :

 
1 - Le mirage technologique
Exemple : "Le logiciel que j’utilise pour créer du contenu est très complet. On peut faire ce qu’on veut avec. Il va me créer de bons contenus elearning."
C’est ce que j’appelle le "mirage technologique". Cette attitude revient à croire que c’est l’outil qui fait la formation en ligne alors que c’est la conception pédagogique qui est essentielle.
    
2 - Le déguisement du contenu
Exemple : "Le contenu ne va pas intéresser les apprenants. Si on y ajoute une mascotte et des animations, ce sera vivant."
Croire que le multimédia permet d’atténuer l’impact d’un cours qui s’avère ennuyant car mal scénarisé, c’est encore une fois faire porter à la technologie une responsabilité qui n’est pas la sienne.
    
3 - La transposition du papier vers le numérique
Exemple : "Tout ce qu’il y a dans mon contenu est important. Je peux convertir mes PowerPoint pour le Web, ajouter des documents ressources PDF, cela donnera aux apprenants toutes les informations."
Mettre toutes les informations en ligne, à disposition des apprenants est peut être la pire des idées. C’est au contraire une économie d’information au mot près qu’il faut viser car l’apprentissage en ligne est inversement proportionnel à la quantité d’informations fournies.

        
Le tutorat vous semble-t-il nécessaire à la réussite d'une formation en ligne ?

     

Non. Au risque de faire bondir certains collègues, je pense que le tutorat ne s’applique de loin pas à toutes les configurations de formation en ligne. Lorsque par exemple je me forme à Photoshop sur Weecast, je n’ai pas de tuteur et je n’en ai d’ailleurs pas besoin. Quelque part le tuteur est là pour combler les déficiences de la conception pédagogique multimédia. Lorsque le module elearning n’est pas suffisant pour atteindre l’objectif pédagogique, alors oui il y a besoin d’un tuteur, sinon la question reste ouverte.

Là où un apport humain est à mon avis le plus efficace, c’est ponctuellement avant et après une formation. Avant la formation pour coacher les apprenants et leur donner les différentes consignes. Après la formation pour répondre aux questions restées sans réponse à l’issue de la formation en ligne.
     
Votre avis sur le futur ? Un peu de prospective !
     
Comment voyez-vous l'évolution de la formation dans les 5 à 10 ans ?

Je pense qu’une convergence de nombreux facteurs sociaux-économiques pousse le elearning à être de plus en plus utilisé (mondialisation des échanges, hausse des coûts du transport, baisse du coût de l’informatique, évolution technologique, arrivée dans le monde professionnel des digital natives…). Est-ce le scénario qui se réalisera ? Rien n’est moins sûr.
     
Comment voyez-vous l'évolution du métier de formateur pour les 10 années à venir ?

      

Le formateur du futur, on l’imagine facilement entrain de dialoguer en direct avec ses apprenants qui sont à distance (ce que l’on appelle le elearning "synchrone"). Cette image existe en fait depuis bien longtemps, avant même l’invention d’Internet. A mes yeux c’est une espèce de fantasme.

Par exemple, Loïc le Meur en rêvait lorsqu’il a lancé Seesmic en voulant en faire un "talk-show planétaire". Aujourd’hui, il a mis son projet de côté en déclarant que les internautes ne sont pas prêts, car trop timides. Il y a d’importants freins psychologiques qui font que les apprenants préfèrent toujours soit un formateur en présentiel, soit une formation e-learning asynchrone.

Des initiatives existent pourtant pour tenter de briser la glace comme par exemple Babbel.com, un réseau social pour apprendre les langues étrangères. Voilà peut être une évolution à venir…

    
Pensez-vous comme certains que le développement des formations en ligne signifie la fin de l'école ?
      
Voilà un autre fantasme qui ne date pas d’hier. L'illustration que de ce fantasme que je préfère, c'est "la machine à apprendre", portée à l'écran par Claude Zidi en 1980 dans son film "les sous-doués passent le bac".
     
     
Pour en savoir plus
       
Consulter le blog de Jérôme Hidalgo

"Les pédago-blogueurs"

      
Participer au recueil de témoignages
    
#1 Ocarbone
     
#2 Profgeek 
    
#3 Jacques Rodet 
   
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#6 Jérôme Deiss

#7 Christophe Batier

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 20:23
"Pédago-blogueurs"
       
   
Les pédago-blogueurs : Jacques Rodet
         
A quelle occasion vous êtes vous lancé dans l'aventure des blogs ?

     
Le Blog de t@d, lancé en septembre 2007, représentait alors la dernière mouture de la communauté t@d qui avait expérimenté, dès 2003, un outil de travail collaboratif puis utilisé une liste de discussion. Aujourd'hui, le blog est un outil parmi d'autres au sein du portail www.tutoratadistance.fr qui comprend également une base documentaire présentant des articles scientifiques sur le tutorat, un espace de veille collaborative sur l'actualité du tutorat à distance et une revue, Tutorales, qui publie des articles d'étudiants, de praticiens et de chercheurs sur le tutorat.
   
Que vous apporte cette expérience ?

La rédaction de billets de blog est un type d'écriture que j'affectionne pour plusieurs raisons. D'une part, la rapidité de mise en œuvre autorise une réelle réactivité à l'événement. Si la réactivité ne peut constituer à elle seule une ligne éditoriale, elle est un élément que j'essaye de ne pas négliger et par là m'impose une sorte d'actualisation permanente de mes représentations sur le tutorat. L'autre avantage du blog, me semble résider dans le fait que la maturation des idées est facilitée voire stimulée par une écriture qui ne se veut pas aussi "définitive" que celle d'un article scientifique. Ces avantages du blog sont, selon moi, conditionnés par une pratique s'inscrivant dans la durée. En effet, j'ai le sentiment que ce n'est qu'au bout de plusieurs mois de publication de billets que le blogueur arrive non seulement à inscrire sa pratique de rédaction dans le reste de ses activités mais, bien plus, à tisser des liens entre ses pratiques professionnelles et sa pratique rédactionnelle. Le blog devient alors un espace de prise de recul, de mise à distance, de réflexion, d'auto-réflexivité, de métacognition.

La pratique du blog est aussi l'occasion d'entrer en contact avec de multiples personnes qui possèdent les mêmes centres d'intérêt mais curieusement, cela se réalise la plupart du temps en dehors de l'espace public du blog. 
     
Quelles difficultés rencontrez-vous ?
     
Ce n'est pas réellement une difficulté mais je constate, alors que nous vivons une époque où les outils peuvent grandement faciliter la collaboration, que celle-ci reste difficile à mettre en œuvre. Ainsi, le Blog se voit davantage perçu comme un lieu où rechercher de l'information plutôt qu'espace d'échanges. Sa fonction de publication prime sur celle de co-élaboration.

"Depuis quelques récentes années, le temps héroïque de la FOAD est terminé en France. Or, ce que l’on peut constater dans de nombreux secteurs c’est que les effets collaboratifs, d’entraide, de solidarité se manifestent davantage lorsque les acteurs sont peu nombreux et en quête de perfectionnement, qu’ils se connaissent donc davantage. Lorsque le paysage devient plus mature, les acteurs plus nombreux, et pour le dire plus crûment, quand le temps est aux affaires, le partage des informations cède partiellement la place à la rétention d’informations qui est censée donner un avantage décisif à celui qui la pratique. Le fait que les outils, je pense en particulier aux réseaux sociaux, facilitent objectivement la mutualisation et la collaboration, n’est non seulement pas le garant de meilleurs échanges mais peuvent également réactiver certains réflexes que l’on pensait oubliés." (Rodet, t@d et Tutorales, 13 questions. Distances et Savoirs, vol 6/4 2008)

    
Quels contenus ou thèmes ciblez-vous plus particulièrement dans vos articles ?
    
Très clairement et de manière exclusive le tutorat à distance et les thèmes qui lui sont liés.

    
Les outils du pédago-blogueur

    
Quels sont les 5 outils que vous considérez indispensables dans votre pratique de veille ? 


N'étant pas un spécialiste de la veille, mon propos ne vise pas tant la préconisation de certains outils que le témoignage de mes pratiques. J'utilise Netvibes pour agréger les flux des sites et des blogs qui m'intéressent. Delicious me permet de tagger l'actualité du tutorat à distance. Les résultats de ces tags sont mis à disposition à travers un widget. J'utilise également Twitter tant pour suivre certains acteurs que pour diffuser de l'information. J'organise les résultats les plus pertinents de ma veille au sein d'une map sur FreeMind. J'utilise aussi régulièrement différents moteurs de recherche tant généralistes que plus spécialisés. J'interroge de temps à autre les bases de données scientifiques. Les rencontres ou les échanges par mail avec différents contacts sont également une source non négligeable de ma veille.
Quels outils vous paraissent incontournables pour le formateur du 21ème siècle ?
     
Les outils qui n'existent pas encore ! Par cette boutade, je tiens simplement à souligner qu'il n'y a pas, selon moi, un outil ou des outils particuliers à privilégier pour la formation. L'histoire nous l'a montré, tous les outils de communication sont susceptibles d'être utilisés pédagogiquement. Il s'agit alors pour le formateur d'être au clair sur ses intentions pédagogiques et didactiques et, en fonction de celles-ci, choisir l'outil le plus adapté. Par ailleurs, j'ai l'habitude de dire qu'un bon outil est celui qui est accessible tant pour le formateur que les apprenants. La notion d'accessibilité me semble essentielle. Le rapport entre l'investissement temporel à consentir pour maîtriser l'outil et les résultats de son utilisation doit être positif pour le formateur et les apprenants. Si ce n'est pas le cas, les uns et les autres passent leur temps à apprendre à utiliser des outils dont ils n'ont pas d'usages pertinents. Le formateur du 21e siècle comme ses prédécesseurs se doit donc de réaliser une veille sur les outils et plus encore de passer au crible de l'analyse les potentialités d'usages pédagogiques qui ne sont pas assimilables aux usages prescrits par les fonctionnalités de ces outils.
    
Votre regard sur les dispositifs pédagogiques en ligne

    
Quels sont pour vous les 3 points forts à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?

  • Elargissement de l'accessibilité de la formation.

  • Individualisation des parcours.

  • Les avantages propres à la médiatisation (ré-ingénierie, persistance du message, attractivité, etc.).

Quels sont pour vous les 3 points faibles à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?

  • Dérive techniciste qui fait passer l'utilisation des outils avant la réflexion pédagogique.

  • Surcharge cognitive pour l'apprenant qui ne maîtrise pas les NTIC.

  • Insuffisance de la prise en compte de la nécessité de l'interaction humaine au bénéfice de l'interactivité machinique.

Le tutorat vous semble-t-il nécessaire à la réussite d'une formation en ligne ?
     
Oui, un formateur est nécessaire, ne serait-ce que pour répondre aux questions, via un forum, par courrier électronique ou tout autre moyen. S'il peut aussi donner des conseils sur les axes de formation, en procédant de manière différenciée suivant le niveau de chaque apprenant (ou de chaque groupe d'apprenant), c'est encore mieux. Oui, le tutorat est un élément incontournable pour la réussite d'une formation en ligne. Encore faut-il s'entendre sur la notion de formation en ligne. S'il s'agit, comme pour de nombreux produits e-learning, de simplement améliorer l'efficacité de la transmission d'un message par sa médiatisation puis de vérifier que les récepteurs l'ont bien intégré à travers un QCM, il est difficile, selon moi, de parler de formation et dans ce cas le tutorat n'est pas utile. Si on admet que la formation en ligne, comme toute formation, vise la construction de connaissances, le développement de savoir-faire et de savoir-être, le tutorat est alors indispensable et un facteur déterminant de l'atteinte de leurs objectifs par les apprenants.
     
Votre avis sur le futur ? Un peu de prospective !
     
Comment voyez-vous l'évolution de la formation dans les 5 à 10 ans ?
       

Il est probable que les évolutions en cours qui amènent de plus en plus de formateurs à intégrer les usages des NTIC dans leurs pratiques se poursuivent et s'accentuent. Je ne pense pas qu'il y aura de bouleversement au sens d'une révolution, mais plutôt une adaptation rendue plus nécessaire et une rapidité de cette adaptation pour rejoindre les apprenants dans leurs nouvelles demandes. Ceci impactera tout autant les donneurs d'ordre, les financeurs, les clients, les apprenants que les formateurs. C'est la capacité de ces acteurs à prendre en compte les nouveaux médias et outils qui en détermineront les usages et le paysage futur de la formation. A cet égard, il me semble préférable de privilégier l'accompagnement des acteurs tels qu'ils sont plutôt que le volontarisme de quelques uns qui se posent en visionnaires.

      
Comment voyez-vous l'évolution du métier de formateur pour les 10 années à venir ?

      
Ne voulant donc pas adopter la posture du visionnaire, je pense opportun de mettre en exergue quelques points qui me semblent utiles à l'évolution du métier de formateur. Le premier est lié à l'identité professionnelle des formateurs. Il me semble qu'il serait profitable que l'on ne puisse s'instaurer formateur sur la simple envie de l'être, même si celle-ci est fondamentale. Un dispositif de formation professionnelle, même léger me semblerait donc une voie à explorer afin de ne plus remettre à la seule expérience le développement des pratiques professionnelles des formateurs. Cette formation initiale viserait donc non pas le développement de savoirs disciplinaires mais bien le développement de compétences pédagogiques et techniques qui sont largement transversales aux contenus enseignés. Il est remarquable qu'un pourcentage très faible de formateurs ait à ce jour bénéficié d'une formation de formateurs. Tout progrès en ce sens serait donc une bonne nouvelle pour les années à venir. Par ailleurs, je pense nécessaire que la formation continue des formateurs soit également développée, ne serait-ce que pour leur permettre une meilleure adaptation au paysage en mouvement que se révèle être la formation. Sur ce point, le développement de communautés de pratiques m'apparaît être une modalité souple et adaptée pour atteindre cet objectif.
     
Pensez-vous comme certains que le développement des formations en ligne signifie la fin de l'école ?
      
L'informatique nous a promis le zéro papier... L'école n'est et ne sera pas abolie par les formations en ligne. Elle les utilise et les utilisera.
   
Pour en savoir plus

    
Consulter le blog de t@d
   
"Les pédago-blogueurs"

    
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#8 Isabelle Dremeau

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 22:02
"Pédago-blogueurs"
    
Les pédago-blogueurs : Profgeek   
Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 
    
Fabrice Gly, je suis enseignant de sciences physiques dans un collège/lycée proche de Paris, et webmestre du site "le Blog du prof geek"
     
A quelle occasion vous êtes vous lancé dans l'aventure des blogs ?
     
Utilisateur d'outils en ligne et de logiciels divers, il m'a paru intéressant de publier les astuces que j'utilisais dans le cadre de mon travail d'enseignant.
    
Que vous apporte cette expérience ?
   
Le blog me permet de rencontrer et de communiquer avec d'autres enseignants utilisateurs des technologies de l'information. Et ainsi de partager nos expériences.  
   
Quelles difficultés rencontrez-vous ?
    
Il est difficile de savoir dans quel sens faire évoluer la forme du site, son contenu, la ligne éditoriale, de la meilleure manière. Mais je pense que je consacrerai bientôt un billet à ce sujet, pour recueillir les conseils des internautes. Par ailleurs, le Blog du prof geek accueillerait volontiers des rédacteurs, mais ceux-ci ne sont pas légion. Pour le moment seul Jeg, de weblettres.net, participe à la publication. N'hésitez pas à rejoindre notre petite équipe rédactionnelle.   
   
Quels contenus ou thèmes ciblez-vous plus particulièrement dans vos articles ?
    
L'utilisation des technologies de l'information dans le cadre de l'enseignement. Nous essayons, lorsque nous en avons le temps, de publier des tutoriels vidéo pour encourager les débutants à se lancer dans l'aventure numérique.

Les outils du pédago-blogueur

Quels sont les 5 outils que vous considérez indispensables dans votre pratique de veille ? 


Google Reader, Twitter, Facebook, Google et Bing.
     
Quels outils vous paraissent incontournables pour le formateur du 21ème siècle ?
     
Les applications ou services qui permettent de communiquer (courrier électronique, liste de diffusion, forums, audio/vidéo conférence), de rédiger (suites bureautiques collaboratives de la forme de Google documents), ou de faire tout cela à la fois (Google Wave ?).
    
Votre regard sur les dispositifs pédagogiques en ligne

  
Quels sont pour vous les 3 points forts à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?
    
1 - La grande variété des contenus accessibles (via internet).
2 - Le gain de temps dans l'acheminement de l'information.
3 - La possibilité de travailler collaborativement à distance.
     
Quels sont pour vous les 3 points faibles à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?
     
J'en vois deux (seulement !) :
   
1 - Ces usages demandent un investissement important pour les maitriser convenablement; c'est sans doute cela qui explique la frilosité de nombreux collègues à utiliser les outils récents (Twitter, outils collaboratifs, etc.).
    
2 - L'offre matérielle n'est pas assez accessible. Tant qu'il reviendra moins cher de s'équiper en papier, crayons, livres et papeterie diverse, que de s'offrir un portable type tablette, on ne pourra pas espérer passer au tout numérique et intégrer complètement les nouvelles pratiques numériques.
  
Le tutorat vous semble-t-il nécessaire à la réussite d'une formation en ligne ?

   
Oui, un formateur est nécessaire, ne serait-ce que pour répondre aux questions, via un forum, par courrier électronique ou tout autre moyen. S'il peut aussi donner des conseils sur les axes de formation, en procédant de manière différenciée suivant le niveau de chaque apprenant (ou de chaque groupe d'apprenant), c'est encore mieux.
   
Votre avis sur le futur ? Un peu de prospective !
    
Comment voyez-vous l'évolution de la formation dans les 5 à 10 ans ?
     
Certains pensent que les nouvelles technologies vont faire disparaître les enseignants. Je pense qu'au contraire, les outils de communication qui se développent vont lui donner une place plus importante. Capable de communiquer avec chaque étudiant rapidement, l'enseignant se retrouvera au centre du processus. Mais par ailleurs, les échanges entre étudiants, facilités par les outils de communication, vont eux aussi grandement contribuer à l'élaboration des compétences.
   
Comment voyez-vous l'évolution du métier de formateur pour les 10 années à venir ?

   
Le formateur devra proposer (des projets, des recherches) aux étudiants, les guider dans leur apprentissage, et faire office de conseiller. Il devra aussi être un bon modérateur de groupe pour les travaux collaboratifs des étudiants.
   
Pensez-vous comme certains que le développement des formations en ligne signifie la fin de l'école ?
    
Pas du tout ! 
   
Pour en savoir plus

    
Consulter le blog de Fabrice

"Les pédago-blogueurs"


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#7 Christophe Batier

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 20:42
"Pédago-blogueur"
   
Les pédago-blogueurs : Ocarbone          
Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

    
Je m’appelle Olivier (33 ans) et je vis en Ile de France.

Après plus de 3 années d’expérience professionnelle dans le monde de l’éducation alternative et dans le monde associatif, j’ai souhaité me recentrer sur mes premières préoccupations : l’informatique. J’ai donc repris mes études … et décroché un premier job dans le domaine.

 

Après 2 ans de services en SSII, j’ai eu le plaisir d’être sollicité par un centre de formation qui souhaitait développer une offre de service elearning. Pendant 4 ans, j’ai ainsi participé à la naissance et à l’évolution d’une jeune société… qui est devenue rapidement le leader de la formation professionnelle elearning synchrone en France !

 

Il y a maintenant presque un an, j’ai rejoint l’éditeur de logiciel Open Source Talend. Après avoir participé au développement de la version beta de Talend Open Studio, j’élabore le matériel pédagogique en lien avec ce logiciel.

   
     
Votre expérience
    
A quelle occasion vous êtes vous lancé dans l'aventure des blogs ?

    
Je publie un site depuis les années 2000. Son objectif initial était de présenter mon profil et d'appuyer ma recherche d'emploi.
   
En 2007, mon parcours professionnel était tel que ce site avait perdu son utilité. J'ai donc installé un blog afin de partager mes connaissances, mes impressions, ma veille... ma volonté est maintenant de partager mes acquis et de les confronter à ceux d'autres personnes (professionnels et utilisateurs / formateurs et apprenants).
     
Que vous apporte cette expérience ?
    
Les réactions des lecteurs me confortent souvent dans mes opinions mais me poussent parfois à me remettre en question. Collaborer grâce aux blogs m'apporte deux choses principales :
  • conforter mes opinions et les remettre en question
  • apprendre à présenter mes idées afin qu'elles soient comprises par le plus grand nombre !
Quelles difficultés rencontrez-vous ?
    
Le manque de temps pour publier des articles. Pour répondre aux commentaires et aux mails, on trouve facilement le temps. Pour écrire un billet, il faut beaucoup de temps et il est difficile de le trouver. 
    
Quels contenus ou thèmes ciblez-vous plus particulièrement dans vos articles ?

    
Formation, collaboration, open source... les outils 2.0 et les NTIC ont transformé les attitudes et méthodes de travail en équipe. Je partage aussi ma veille et aborde ainsi des sujets très divers ! J'évoque aussi mon expérience professionnelle à Talend, un éditeur open source qui n'a pas peur d'innover et qui me procure ainsi un terrain de jeux formidable !
     
Les outils du pédago-blogueur
    
Quels sont les 5 outils que vous considérez indispensables dans votre pratique de veille ?  

    
1 - Flux RSS (mes lectures)
2 - Social Bookmarking (ma veille = mes lectures + les articles "forwardés" par mes amis)
3 - Réseau sociaux et navigation horyzontale (ma veille = mes lectures + les lectures de mes amis et de ceux qui me ressemblent)
4 - Les mashup (pour consulter les 3 premiers outils en même temps)
5 - Un browser (mes promenades, mes visites touristiques car le hasard et l'instinct sont des sources d'inspirations à ne pas négliger)
Quels outils vous paraissent incontournables pour le formateur du 21ème siècle ?
   
Aucun : un bon formateur n'a besoin que d'un auditoire !!
Du web basique aux classes virtuelles tout outil peut être utile. C'est le contexte ou la spécificité du public qui rend un outil indispensable.
   
Comme un jongleur, un formateur s'amuse avec ce qu'il a sous la main. L'improvisation est importante ! Pour un spectacle bien préparé, le jongleur, comme le formateur choisira les outils les plus adaptés au moment et au public.
    
Un formateur du 21ème siècle doit savoir transmettre son savoir même quand il est victime d'une panne de courant !
    
Votre regard sur les dispositifs pédagogiques en ligne
      
Quels sont pour vous les 3 points forts à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?
      
1 - La cible est plus grande, on ne touche pas que les personnes vivant dans les 15km alentours !
2 - Les gains financiers permettent d'individualiser la formation, les solutions permettent de mieux répartir la formation dans le temps et de faciliter ainsi l'assimilation des connaissances.
3 - La matière disponible gratuitement offre une grande autonomie aux autodidactes et permet de co-apprendre !
   
"Apprendre tout au long de la vie" n'est financièrement possible que grâce aux NTIC.
     
Quels sont pour vous les 3 points faibles à retenir des usages des NTIC en pédagogie ?

     
A partir du moment où on parle d'une solution adaptée et qu'elle est bien utilisée, je ne vois pas de points faibles !
   
Le tutorat vous semble-t-il nécessaire à la réussite d'une formation en ligne ?
     
Sans tutorat une formation en ligne devient une autoformation. La question revient donc à dire "une autoformation peut elle être efficace ?". Oui, bien sur mais pour les autodidactes seulement !
   
A noter, le tutorat peut être porté par d'autres apprenants et par forcément un professionnel. Cependant, l'efficacité des dispositifs de co-apprentissage repose sur les compétences pédagogiques des apprenants. Autrement dit, pour former des formateurs le co-apprentissage c'est génial !!
     
Votre avis sur le futur ? Un peu de prospective !
    
Comment voyez-vous l'évolution de la formation dans les 5 à 10 ans ?

      
Coté service, j'imagine un fossé entre les bons centres de formation (ceux qui font de la pédagogie) et les médiocres (ceux qui font du fric).

La matière disponible sur le web et permettant l'autoformation et le co-apprentissage devrait dynamiser les apprenants à devenir plus autonome. Peut-être même à ne solliciter des professionnels que lorsque c'est nécessaire et non tout au long de l'apprentissage ! Je pense que les apprenants vont chercher à reprendre de l'autonomie face aux professionnels de la formation. Mais attention, la matière ne suffit pas ! Sans encadrement, beaucoup échoueront.

Comment voyez-vous l'évolution du métier de formateur pour les 10 années à venir ?
      
L'autonomie des apprenants devrai déboucher sur le fait que les professionnels ne seront sollicités que lorsque c'est nécessaire et non tout au long de l'apprentissage.

Elaborer de la matière pédagogique ne sera plus au coeur du métier, utiliser la matière existante (l'identifier, la filtrer, la reformuler) sera par contre indispensable. Il faudra aussi "apprendre à apprendre" aux apprenants, les accompagner dans leur prise d'autonomie vis à vis de la formation.

Pensez-vous comme certains que le développement des formations en ligne signifie la fin de l'école ?

     
Le e-commerce des années 2000 a bien signé l'arrêt de tous les commerces de proximité, non ? Depuis le web, il faut reconnaître qu'il n'y a plus de boutique en ville, plus de marché, même plus de vente à la sauvette dans le métro.

Pour en savoir plus

    
Visiter le blog d'Olivier
    
"Les pédago-blogueurs"

Participer au recueil de témoignages
   
#1 Ocarbone
  
#2 Profgeek 
   
#3 Jacques Rodet 
  
#4: Jérôme Hidalgo

#5 Stéphane Leprince

#6 Jérôme Deiss

#7 Christophe Batier

#8 Isabelle Dremeau

#9 Richard Peirano

#10 Christophe Jaeglin

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 16:00

Skolanet vous propose de participer à un recueil de témoignages de blogueurs spécialisés dans les usages  d’Internet dans les pratiques pédagogiques. Les témoignages sont recueillis sous la forme d’un questionnaire d’enquête "GoogleDocs". Ce questionnaire est envoyé à chaque "pédago-blogueur" souhaitant participer. Tous les témoignages seront publiés au fur et à mesure dans une rubrique dédiée sur le blog de Skolanet.

 

Nous souhaitons établir un large retour d’expériences afin de disposer d’une base de réflexion significative. L’ensemble de ces témoignages donnera lieu à un document d’analyse co-produit avec les blogueurs. Une occasion de vérifier que les travaux de co-production sont de nature à favoriser la progression des uns et des autres dans un domaine.

 

 

 

Pour participer, vous pouvez télécharger la trame commune d'interview, sous forme de document Google en cliquant ici, puis nous renvoyer le document. Vous pouvez également nous transmettre vos coordonnées et nous vous enverrons rapidement un lien vers un questionnaire "GoogleDocs" personnalisé pour répondre à l’interview.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 19:02
Ouest FranceLe journal Ouest-France publie aujourd'hui un article sur l'utilisation de Moodle à l'université de Bretagne Occidentale de Brest. Voici ma réponse à l'invitation à réagir sur le forum du quotidien à la question " Etes-vous pour ou contre la mise en ligne des cours de la fac sur internet ? Et pourquoi ?"
            
L'utilisation de plateformes de formation est un progrès dans les outils pédagogiques, à la fac comme dans les autres espaces de formation. Pour bien comprendre de quoi il s'agit, commencez par visualiser la vidéo ci-dessous. Cette plateforme utilise le logiciel Moodle :
   
    
Ouest-France évoque Moodle et les cours en ligne. Au delà de la simple mise à disposition de ressources (sous forme de texte mais aussi multimédias), une telle plateforme permet également de proposer des activités en ligne : quiz, wiki, réalisation de glossaires, échange entre étudiants sur des forums, exercices de répétitions en langues...
   
De plus, il faut bien comprendre qu'un tel outil ne se substitue pas à l'enseignant. Le rôle de ce dernier est par contre modifié. Il  se positionne désormais comme un facilitateur des apprentissages, le terme de tuteur est couramment utilisé. Jacques Rodet est un expert de cette fonction de tuteur, interview :
     
       
Par ailleurs, un tel développement correspond à une évolution sociale et culturelle. La génération "digital natives" a, et aura, une autre relation aux apprentissages que ses ainés. Celle-ci est basée sur l'échange et la manipulation des connaissances et non plus sur une expertise descendante qu'il faut mémoriser. L'enseignant n'est plus le seul à disposer du Savoir, celui-ci est aujourd'hui partagé sur les réseaux. Désormais il s'agit d'aider à l'acquisition de connaissances par une utilisation intelligente de ces réseaux. Les plateformes favorisent les échanges, cette remédiation est de nature à favoriser l'appropriation des contenus. Parcourez ce diaporama de Jacques Folon, son analyse est très instructive et bouscule le regard que l'on peut porter sur le fonctionnement des étudiants :
Enfin, cet outil permet de gagner en souplesse pour l'étudiant. Cette souplesse s'exprime en terme de temps et d'organisation. Ceci est loin d'être négligeable pour les étudiants qui exercent parallèlement une activité salariée.

Moodle à la fac ne me parait donc qu'un premier pas vers une nouvelle façon d'enseigner. La mise en avant du développement des nouvelles approches pédagogiques dans la presse quotidienne ne fait que le démontrer un peu plus.
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Published by jf.lecloarec - dans Ingénierie
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 13:18

Vous en avez rêvé... Ils l'ont fait. Moodle... en tutoriels... en français.
  
Vous n'avez donc plus d'excuse pour tester ou encore mieux utiliser cette plate-forme de formation à distance Open Source d'origine Australienne qui monte... qui monte.
   
Vous allez me demander qui a fait le travail ? "Ce travail a été réalisé par l'équipe d'Iutenligne pour répondre à une demande de la SDTICE (Ministère de l'Education Nationale). [selon les concepteurs] Il est incomplet [des modestes], mais comporte très largement de quoi faire un travail sérieux de suivi des étudiants en utilisant la plate forme Moodle."    
  

iutenligne.net
Ces tutoriels s'adressent donc à des enseignants. Le travail est actuellement organisé autour de 3 chapitres :    
- Chapitre 1. Qu'est-ce qu'une plateforme ?
- Chapitre 2. Que peut-on faire avec Moodle ?

- Chapitre 3. Ce que nous vous proposons
        3.1. Je crée et je gère mon espace de cours
        3.2. Je gère mes ressources
        3.3. Je communique avec les étudiants. Je les fais communiquer entre eux
        3.4. Je collecte les travaux des étudiants
        3.5. Je crée et je gère des tests en ligne
        3.6. Je mets en place des activités collaboratives
        3.7. J'assure le suivi de l'activité de mon cours et de mes étudiants
    
Les deux premiers chapitres ne contiennent en réalité que très peu d'information. Les tutoriels d'apprentissage sont disponibles dans le chapitre 3. Vous découvrirez des petites scénettes et des tutoriels qui vous expliquerons pas à pas comment réaliser les différentes tâches.
    
iutenligne.net : une scénette       
iutenligne.net : Tutoriel moodle     
Les ressources pédagogiques mises à disposition mélange des contenus "made in" iutenligne.net et des ressources que nous avons eu l'occasion de vous signaler à plusieurs reprises sur le Blog et les Tweets de Skolanet (cf. nos billets relatifs ci-dessous). Vous retrouverez ainsi les tutoriels des "excellents" Guy Labasse et Julien Morice. Il vrai qu'il est inutile de réinventer la roue. Ceci n'étant pas si courant, il était intéressant de le souligner.
  
Pour ceux qui voudrez approfondir leur réflexion, je vous conseil la lecture du  "[Le] guide du e-learning avec Moodle, Version 1.9 - William H. Rice paru en 11/2008".
  
Le guide du e-learning avec Moodle, Version 1.9 - William H. Rice paru en 11/2008   
De même, afin de mieux appréhender cet outil, je vous propose dans la sitographie ci-dessous une liste de tutoriels non-exhaustive (dont ceux de Labasse et Morice). Les deux tutoriels de langue anglaise ne nécessitent pas une maîtrise soutenue de la langue de Shakespeare. Les exemples sont très explicites.
 
Enfin, pour expérimenter tout votre savoir nouvellement acquis, si votre structure ne met pas à votre disposition de bac à sable, vous pouvez vous rendre chez Click2try pour disposer d'un espace Moodle en ligne comme administrateur ou si vous êtes plus audacieux installer une version presse-bouton de Moodle (pour Windows) en local sur votre ordinateur.

   
Voici un tutoriel qui peut éventuellement vous faciliter la vie.
    


  
Sources
   
Module Utiliser Moodle, JL-BACH, O-CATTEAU, M-DAVID, G-GOUIN, G-LABASSE J-MORICE, S-PARONNEAU 
            

Sitographie
  

Moodle en 2 minutes (vidéo) - Julien Morice
   

Introduction à Moodle / Introduction in Moodle (en anglais)
    
Moodle de manière plus approfondie / Moodle in more depth (en anglais)
     
Autoformation à Moodle par Guy Labasse
      
Tutoriels Moodle - Médiathèque de l’Université Paris Descartes (PDF à télécharger)
    
Billets relatifs
     
8 septembre 2009 : @skolanet Moodle en 2 minutes (tutoriels vidéo) - Julien Morice : http://www.dailymotion.com/moodle_french
  
4 septembre 2009 : @skolanet The Gong Project - NanoGong is a free audio forum module for Moodle / est un module libre de forum audio pour Moodle : http://gong.ust.hk
    
15 août 2009 : @skolanet Moodle iPhone Video Detection - FLV's now play MP4's instead! - LEWIS CARR : http://lewiscarr.co.uk/node/48
 
8 août 2009 : @skolanet : Moodle avec un mode hors ligne avec Google Gears - Helen Foster - eduspaces : http://tinyurl.com/eduspaces
  
Moodle en vidéo, 25 juin 2009, Skola-Blog, le blog de Skolanet !
  
Moodle et Google map, 4 juin 2009, Skola-Blog, le blog de Skolanet !
    
Utilisation d'une plateforme lms en présentiel, 21 avril 2009, Skola-Blog, le blog de Skolanet !
   
Moodle : le e-learning à visage humain, 29 août 2008, Skola-Blog, le blog de Skolanet !
  
Où l'on reparle de scorm..., 28 juillet 2008, Skola-Blog, le blog de Skolanet !
      
Modules d'autoformation : outils comparés, 26 août 2008, Skola-Blog, le blog de Skolanet !
   
Rencontre avec M. Nizon, edulang, 29 mai 2008, Skola-Blog, le blog de Skolanet !
          
Moodle et version php, 14 mai 2008, Skola-Blog, le blog de Skolanet !
   
"Changer le monde" avec Moodle, 29 novembre 2007, Skola-Blog, le blog de Skolanet !
   
Moodlemoot 2008, 8 février 2008, Skola-Blog, le blog de Skolanet !

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 19:21

PreziVoici Prezi, un petit outil découvert aujourd’hui et qui vient s’ajouter à la grande famille des outils de présentation. L’occasion de faire un point sur ces outils que tout bon animateur de formation en ligne se doit de posséder dans sa trousse.

  
L’outil de création de diaporamas le plus classique est  bien sur le fameux PowerPoint de chez Microsoft. Inutile de revenir sur cet outil phare du formateur. A noter néanmoins la qualité comparable d’Impress OpenOffice qui a pour lui l’aspect Open Source.
    

Les "enrichisseurs de PowerPoint" sont des outils qui s’intègrent directement dans le logiciel de création de diaporama. Une barre d’outils complémentaire vient s’ajouter et permet de procéder à une sonorisation synchronisée. Citons ici Speechi ou Camtasia Studio.

 

       La barre d'outil de camtasia apparait directement dans PowerPoint

Ci-dessus : La barre d'outil de camtasia apparait directement dans PowerPoint


Les outils auteurs comme Articulate ou Flair permettent de générer des présentations au format Flash directement à partir d’un support Powerpoint, ou d’outils de création propres au logiciel. Cette réalisation pemet une utilisation facile sur Internet puisque le format Flash est interpréter par (quasiment) tous les navigateurs.
  

Les outils de création Flash (ou assimilé comme Xtivity dont nous avons déjà parlé ici) vont plus loin dans l’interactivité. Cette grande interactivité est un vrai bonus pour les présentations en ligne.

   
Certains outils de Rapid e-learning se substituent pleinement à l’utilisation de PowerPoint. C’est le cas de MOS Solo ou CourseLab pour citer des logiciels gratuits.

   
Enfin, de plus en plus d’outils orientés Web 2.0 s’utilisent directement en ligne et permettent la diffusion de présentations soignées : caméléo ou Issuu sous la forme de journaux/magazines, Slideshare pour les diaporamas, Screentoaster pour vos screencasts, Screenr pour publier vos screencasts directement sur Twitter...

 

Cette liste est très loin d’être exhaustive et je vous invite, pour en savoir plus, à naviguer sur la carte heuristique de netfoad sur Mindomo pour en découvrir davantage.

 

Mais tout ceci n’est finalement que prétexte à vous présenter Prezi, un autre outil web 2.0 de présentation :

 

 

Voici donc ce que peut rendre Prezi à partir des quelques exemples ci-dessus. Le principe est assez simple et novateur. Vous disposez d’un espace sans fin, imaginez une grande feuille (oui je sais, une feuille est finie… ). Sur cette feuille vous pouvez disposer du texte simple, des formes basiques et poser des fichiers images par exemple.
  
Une fois vos visuels disposés sur la feuille vous définissez un chemin par lequel doit passer le public. A chaque étape de ce chemin, un zoom est automatiquement généré pour focaliser le spectateur sur l’information que vous souhaitez faire passer.

   
L’outil peut avoir une vocation pédagogique intéressante lorsqu’il s’agit de dégager quelques points à partir d’une idée principale. Prezi est une alternative originale, en quelque sorte à mi-chemin entre la carte heuristique et le diaporama.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 15:52
Dans son billet "Et si on parlait de Serious Games ?", Sylvain Vacaresse (Directeur de projet, U&I learning France et Chargé de cours pour le Master MFEG Ingénieur en e-formation à Rennes 1), vous propose "un billet ludique et multimédia sur les Serious Games".

Le plus simple pour vous en rendre compte est de visionner le "diaporama" sonorisé réalisé avec Adobe Captivate et de répondre aux questions.
   

Et si on parlait de Serious Games ?

 

Et si on parlait de Serious Games ?


   
Pour illustrer ses propos et vous permettre de mieux connaître le Master MFEG Ingénieur en e-formation, vous avez même la possibilité de jouer à un "Qui veut gagner des millions ?" développé avec Raptivity. Mince ! Je viens de vous donner une réponse qui vous permettra peut-être de décrocher le million.

N'est-ce pas une façon originale de présenter une formation ?
         

Et si on parlait de Serious Games ?


   

Et si on parlait de Serious Games ?


   
Bon visionnage !
   
Source

Et si on parlait de Serious Games ? - Sylvain Vacaresse - master-eformation :
http://blog.univ-rennes1.fr/master-eformation/index.php/post/2009/10/01/Et-si-on-parlait-de-Serious-Games
    
Billet relatif
     
Le e-learning à Rennes 1… Interview de Patrice Mouton - Jeudi 20 novembre 2008 - Skola-Blog, le blog de Skolanet ! - http://skolanet.over-blog.fr/article-24952000.html
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 18:51

 

Focus aujourd’hui sur la plateforme d’aide à l’orientation www.lecanaldesmetiers.tv

 

Cette plateforme a pour objectif de permettre «une éducation aux métiers  et une « culture du choix » pour que l'orientation ne se fasse plus par défaut et pour que la recherche d'emploi puisse porter sur les métiers d’avenir. »

 

Le site se base sur de nombreuses vidéos qui apportent des témoignages sur les métiers, les formations, les entreprises… L’apprenant en quête d’orientation peut compléter cette information par la lecture de fiches métiers qui lui procurent les informations nécessaires à l’élaboration de son projet professionnel.

L’intérêt de la plateforme est d’agréger des vidéos thématiques. La hiérarchisation et l’exhaustivité des métiers est par contre très discutable. Dans le domaine « agriculture, pêche, mer, forêts » par exemple,  une trentaine de vidéos sont mises en avant. Mais je doute que les métiers au besoin de main d’œuvre le plus pressant soient botaniste ou jardinier (5 vidéos sur la trentaine !).

 

Un certain nombre de renseignements ne sont pas accessibles pour le non abonné. Le tarif est payant, 19€ pour 6 mois pour le particulier, des prestations de groupes pour les établissements scolaires sont accessibles à partir de 0.5€/apprenant/an. Ce coût ne parait pas abusif et permet d’accéder à l’ensemble du dispositif.

Les apprenants sont invités à « surfer » et c’est sans doute l’intérêt majeur… et aussi le point faible pour celui qui ne sait pas quoi faire. En effet, celui qui sait quoi faire connaît la démarche pour y parvenir et/ou a déjà une multitude de sources d’informations. Pour celui qui ne sait pas, il risque de continuer à chercher longtemps en surfant ainsi au hasard…quand bien même 23000 thématiques soient abordées, je ne suis pas sur qu’il y trouve son compte !

 

La cause est noble et Internet est certainement un outil puissant pour  contribuer à l’orientation. La plateforme proposée ne me semble pas tout à fait adaptée telle que présentée aujourd’hui. Le côté web2.0 pourra enrichir les  expériences et apporter un plus, par les témoignages de professionnels par exemple.  Il est probable que de plus en plus de vidéos soient proposées. Mais certaines sont de la promotion de métier appuyée par les branches professionnelles (Usineur par l’UIMM par exemple). La question de la pertinence des contenus peut alors se poser pour des métiers présentés sous le seul angle de leur attractivité. Un outil intitulé « météo des métiers » donne une idée des perspectives de carrière et tente de contre-balancer cet effet.

 

 

L’individu à la recherche d’une orientation peut certes trouver des sources d’inspiration grâce à cette plateforme. Néanmoins je crains que « l’orientation par défaut » tant décriée, ne cède la place à une "orientation marketée » qui ne fait pas plus cas des aspirations et de la sensibilité des individus pourtant si importantes en matière de réussite scolaire comme professionnelle.
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Published by jf.lecloarec - dans Acteurs du e-learning
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