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Le Blog De Skolanet

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Lectora est un outil auteur qui permet de produire rapidement des contenus e-learning de grande qualité. Parmi les nombreux atouts de Lectora, la publication au format HTML est un plus pour développer dans un format particulièrement adapté au mobile learning.

Les démonstration s'appuient sur un exemple de module de formation destiné à un usage sur  tablettes.


Programme des séminaires en ligne (prévoir 30 à 45 minutes selon les questions) :
Mardi 22 et 29 novembre à 11h00.
Mardi 6 et 13 décembre à 11h00
Des séances à votre convenance sont envisageables au besoin.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:10

http://es.el.platano.canario.acomerya.com/banane2.jpg

 

 

Si vous êtes comme moi,  vous versez parfois du côté obscur de la force, un côté un peu délire, une forme de crise de créativité souvent absurde  mais qui vous amène finalement à des raisonnements pas si idiots qu’il n’y parait. En voici une que j’ai intitulé « De la nomad’titude au syndrome de la banane » - je vous vois déjà sourire, mais je vous avais prévenu !

 

 

Alors voilà, commençons par définir la nomad’titude. Dans un contexte d’apprentissage général  je la définis comme « un comportement suivant lequel un individu agrège de l’information en tout lieu et à tout moment par l’usage de terminaux mobiles ».  Je vous mettrai bien un copyright dessus mais je préfère le garder pour la déclinaison suivante du concept précédent (suivant, précédent, dur à suivre tout ça...) car je vois les bras se lever et les remarques fuser sur le fait qu’il ne faut pas confondre apprentissage et information, qu’il ne suffit pas de savoir pour comprendre et que… bref,  je vous la refais en mode e-learning :


« La nomad’titude est la capacité à s’approprier des contenus de formation, en réponse à des besoins du moment, et en s’affranchissant des contraintes d’un espace organisationnel »

et là je dis ©.


Si vous me suivez toujours passons à la seconde étape. Car la nomad’titude n’est pas un concept si nouveau… Elle est permise par un ensemble de facteurs que l’on retrouve dans un fruit : la banane. Je vous propose ci-dessous un petit tableau comparatif de quelques caractéristiques d’un module m-learning et de ce joli fruit :

 

    Module m-learning     Banane
Contenus           

 

Riche : textes, images ,audio, vidéo

 

Riche : Sucre, vitamines

Ergonomie

 

Facile d’utilisation : Taille du terminal, menus adaptés, zones déroulantes, glisser-déposer, boutons

 

Facile d’utilisation : Accessible rapidement, couleur indicative (verte pas mure, jaune à point, noire à éviter)

Mobilité

 

En tout lieu : Formes étudiées, systèmes embarqués

 

En tout lieu : Bonne prise en main, bonne protection

Interactivité

 

Ludique : Jeux, quizz, géolocalisation, scénarios   

 

Ludique : se déguste nature ou cuisinée, crue ou cuite, par les 2 bouts aussi

 

Vous l’avez compris les similitudes sont nombreuses et si vous prenez un régime de banane vous retrouvez même la base d’un LMS regroupant ses grains de formation.


Mais que retirer de cette réflexion ? Poursuivons le raisonnement en rappelant le postulat suivant : Le sportif utilisant la banane est plus performant. 
Par analogie  l’apprenant utilisant le m-learning devient lui aussi plus performant !


Et là, alors là, c’est la révélation…  Pour tous les pédagogues et tous les développeurs de contenus un seul mot d’ordre pour 2012 : Faites naturel ! Vos modules doivent s’inspirer de la facilité d’usage de la banane tout en étant aussi riche pour celui qui l’utilise ! Faites simple comme la banane et vous rendrez les contenus universels car tous les singes du monde mangent des bananes !


Eh oui je vous l’avais dit, le fameux côté obscur de la force…  Promis la prochaine fois je fais plus soft mais en ces temps économiques pas toujours réjouissants avouez que cela fait du bien de retrouver un peu la …


bon OK j’arrête, bonne année 2012 à tous !

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 11:31

supporter.JPG

 

 

 

Dans le cadre de nos travaux sur le m-learning, nous nous sommes intéressés à l’application du m-learning pour apprendre des chansons. L’origine de cette réflexion était de proposer à un groupe de supporters d’apprendre rapidement et simplement les airs chers à leur club fétiche.

A titre expérimental,  nous avons développé un outil pour apprendre l’hymne breton, le bro gozh ma zadoù, sur un smartphone.

 

 

Après quelques tests et retours d’utilisateurs, Il s’avère que le m-learning présente des intérêts non négligeables dans ce type d’apprentissage, décryptage :

 

Les connaissances à acquérir sont relativement peu nombreuses. Il y a peu de texte et des boutons d’action déclenchent les éléments multimédias. La taille de l’écran n’est donc pas ici un facteur rédhibitoire. L’ergonomie du module proposé est très acceptable, en tout cas sur les smartphones testés.

Les éléments à mémoriser sont ici de 2 natures : les paroles et la musique. Le recours au multimédia permet d’aborder ces 2 dimensions. Nous avons fait le choix d’en proposer une troisième en intégrant une vidéo au module. C’est un autre vecteur qui permet d’avoir une « vision » de ce qui est entendu.

Le mobile-learning doit à mon sens se positionner comme un apport de grains de formation complémentaires à l’existant. Dans notre exemple, les connaissances acquises via le smartphone sont répétées dans le stade. Nous nous rapprochons finalement d’une forme de blended learning au cours duquel alternent  formation distancielle et présentielle de groupe.

Le recours à une solution orientée m-learning suppose aussi une possibilité d’intégrer des tests pour aller au-delà de la seule lecture/écoute des paroles. Pour chaque partie de la chanson nous proposons 2 questions. La première vise à réécouter les vers de chaque couplet pour les remettre dans l’ordre. Il s’agit ici de faciliter la mémorisation par la fragmentation et la multiplication de l’écoute. De plus, le recours à des écouteurs par les utilisateurs favorise une concentration propice à la mémorisation.  La seconde question présente chaque couplet sous la forme d’un texte lacunaire. L’apprenant est amené à répéter intérieurement (ou pas d’ailleurs) chacune des paroles avant de valider sa réponse. Bien sûr, dans notre contexte sportif, l’attribution d’un score pour les exercices vise à stimuler la répétition par l’apprenant en stimulant son esprit de compétition.

 

bg2  bg1

Des exercices interactifs et multimédias

 

Enfin, la mobilité du smartphone apporte un confort d’organisation de l’apprentissage. Nous sommes ici dans la configuration d’un besoin qui s’exprime dans des circonstances précises et nécessitant une réponse « just in time » : lors des déplacements, en attendant le démarrage de l’évènement, à la mi-temps…L'accès au module peut être facilité par un QR-code :

 

brogozhcode.png

 

Le développement des usages nomades est en pleine expansion. Le smartphone est un outil désormais grand public. Apprendre un hymne est un exemple de ce qui peut être réalisé dans le domaine éducatif, à chacun d’imaginer des modules pour apprendre une recette, appréhender l’utilisation d’une nouvelle machine, apporter une note pédagogique dans un contexte touristique…

 

En savoir plus :

Notre rubrique Antoine et le m-learning

Développer  des contenus mobiles avec Lectora Inspire

Développer des contenus avec Appcobra

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 15:41

Comme vous le savez, chez Skolanet on aime l’échange ! Nous avons ouvert nos portes cette semaine à Pierre-Henry LEONARD, Ingénieur blended-learning qui partage avec nous ses réflexions sur le mobile learning et la réalité augmentée.

Pendant longtemps la littérature puis le cinéma ont imaginé un monde futuriste dans lequel le réel se superposerait au virtuel. Ce qui semblait il y a encore peu de la science-fiction est aujourd’hui réalité. Cette réalité on la doit à une technologie appelée "Augmented Reality (AR)" en anglais et "Réalité Augmentée (RA)" en français.
Mai au juste qu’est-ce que la réalité augmentée ? Selon Wikipédia, la réalité augmentée "désigne les systèmes informatiques qui rendent possible la superposition d'un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel".


La réalité augmentée s’applique aujourd’hui à plusieurs domaines : jeux, patrimoine, immobilier, loisir, vie pratique, etc. Il suffit de regarder les quelques exemples ci-dessous pour s’en convaincre.

 


Prenons l’exemple des offres promotionnelles, l’application iPhone japonaise iButterfly donne la possibilité d’associer une offre promotionnelle à la capture de papillons en ville et cela en mobilisant plusieurs technologies : géolocalisation, capteurs sensoriels et réalité augmentée. Mais le plus simple est encore une fois de regarder la vidéo.


Vous l’avez maintenant compris, la Réalité Augmenté (RA) n’est plus seulement une technologie qui s’applique sur une webcam. Aujourd’hui, la RA est essentiellement mobile grâce aux Smartphones. Mais, le manque d’ergonomie et de confort visuel qu’offrent ces terminaux incitent les entreprises à créer de nouveaux supports. La société Laster Technologie a mis en place des lunettes informatives sans fil. Cependant, on peut encore aller plus loin, il suffit de regarder la vidéo de Pranav Mistry qui date déjà de 2009 et qui nous laisse entrevoir un avenir certain pour la réalité augmentée.



Et la pédagogie dans tout cela ? Force est de constater que cette technologie est encore peu utilisée dans ce secteur eu égard à sa taille et cela même si elle semble aujourd’hui connaître un certain regain. Vous avez d’ailleurs sans doute vu que nos amis de Skolanet s’intéressent de plus en plus au mobile learning et à la réalité augmentée ;-).
Toutefois, tout reste à faire dans le « réel ». On peut signaler quand même quelques expérimentations comme celle qui a été réalisée en France en 2011. Une sortie pédagogique sur le thème du développement durable a utilisé le logiciel MITAR (MIT Augmented Reality). Ce logiciel a permis aux apprenants d’obtenir des informations en temps réel en fonction de leur géopositionnement. La petite vidéo ci-dessous  vous permettra d’en savoir plus.



Sources

15 autres applications de la Réalité Augmentée – Le publigeekaire – 16/07/2009 :
http://goo.gl/ebKhs

Réalité augmentée au service du patrimoine – Domino Studios - 13/02/2011 :
http://goo.gl/mlwjh

iButterfly application iPhone japonaise de réalité augmentée pour capturer des coupons !! – Services Mobiles – 02/02/2010 :
http://goo.gl/9pmRP

Vers la Réalité Augmentée – Futura-Techno - 28/06/2010 :
http://goo.gl/BQiNd

Utilisation du logiciel MITAR (Réalité Augmentée) - Ludovic DELORME - Académie de Montpellier Sciences de la vie et de la Terre – 18/02/2010 :
http://goo.gl/y84qq

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 12:02

http://www.lefeuilletondeficelle.com/wp-content/uploads/2010/03/twitter.jpg

 

 

 

Il est des caps qui marquent les esprits. C’est le cas du chiffre rond des 500 followers  atteint cette semaine par le compte Twitter de Skolanet. L’occasion de partager sur ce que m’apporte Twitter au quotidien.

Ma vision de « lifelong -learner »pour commencer. J’apprécie particulièrement le côté synthétique de Twitter. Je l’utilise pour suivre les découvertes des uns et des autres et ainsi compléter petit à petit ma propre formation. C’est sans doute mon côté « curieux de nature » mais j’apprécie particulièrement les trouvailles de @pedagogTIC , @educasource ou @CEFORPmultimedia. Twitter me parait aussi intéressant sur le plan de la continuité dans la veille. En effet, certaines périodes sont plus chargées et prendre du temps pour creuser  un sujet n’est pas toujours facile. Avec Twitter, la veille se poursuit car elle reste alimentée en continu sur tel ou tel sujet. Ainsi on ne décroche pas complètement et il est possible de revenir sur certains points en période plus creuse. Twitter me parait donc particulièrement intéressant pour  élargir ses champs de compétences en limitant les contraintes d’une veille poussée. Ce qui ne l’exclut pas lorsqu’il s’agit d’approfondir une thématique, j’entends bien !

Twitter facilite également l’expression des expériences. Je ne suis pas vraiment fan des messages du type « la neige tombe » ou « je mange avec untel »… Même s’ils apportent un peu de vie au réseau. Par contre je trouve fort intéressant les relais d’expériences. @alozach twitte ses travaux avec ses élèves, j’aime bien savoir ce qui se passe dans les classes des autres formateurs et enseignants. @batier est le roi du direct et passe toujours quelques infos sur les conférences qu’il suit, on profite un peu de ses voyages !

Le réseau complète et élargit mes champs d’intérêts. Très orienté e-pédagogie dans un premier temps, le suivi de certains comptes m’ont permis d’aborder d’autres domaines. Je trouve les infos de @fbrahimi sur la e-réputation souvent pertinentes et l’eclectisme de @distriforce ne peut que séduire. Twitter permet donc de gouter dans le plat des autres et je suis aussi gourmand que curieux.

Twitter n’est pas forcément un réflexe pour ma part. Je twitte facilement des articles s’ils disposent d’un bouton approprié. Je propose à la lecture les articles de Skolanet. Je re-twitte aisément lorsqu’une info me parait intéressante. Je relais systématiquement  pour les annonces emplois de  @netfoad ou les infos bretonnes de @portailskoden par exemple. J’utilise Twitter via mon netvibes peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles je n’y pense pas systématiquement. Côté nomade c’est zéro. Twitter à partir de l’iphone je trouve cela trop contraignant. Côté collaboration au réseau, mes interventions sont donc très inconstantes. Non pas que je n’ai rien à dire mais que mon expression n’est pas automatique. Promis je vais essayer de vous faire (presque) tout partager !

Mon bilan pour Twitter est donc dans l’ensemble positif. L’intérêt de l’outil est indéniable et la limitation à 140 caractères en fait un outil percutant. Merci donc à nos 500 followers qui ont catalysé ce 264ème article du blog de Skolanet, et oui tous les comptes ne tombent pas justes !

 

En savoir plus:

 

La veille emploi de @netfoad : http://www.leblogdeskolanet.com/article-28346997.html

Une vidéo sur Twitter pour les débutants : http://videonoob.fr/web/twitter

Touts ce que vous avez toujoursvoulu savoir... : http://www.leblogdeskolanet.com/article-31841890.html

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 07:02

 

http://www.skolanet.com/imagesblogs/salonjeuvideobrest.png

 

 

J’ai pu assister vendredi 29/10 à  la table ronde sur les serious-games organisée à l’occasion du salon des jeux vidéos de Brest.

Ambiance… Ici, macro-processeurs, lunettes 3D et parfois  bouchons d’oreilles sont de mise. Hardware en force, on est bien loin de toute idée pédagogique. Et pourtant… au détour des allées déambulent des jeunes déguisés en leur personnages préférés, ici un guerrier Ninja, là une poupée tout droit sortie de l’imagination des concepteurs de mangas. Le réel rencontre le virtuel… Le concept peut il se transposer au niveau éducatif dans un process par lequel l’apprenant réel s’identifierait à l’apprenant en ligne ?

 

 

Portons notre regard sur les quelques expériences qui nous sont proposées.

Jivé création, par les voix de Yann Cogan et Cyril Baudouin, nous font part de l’avancée de leur projet de serious game dédié aux maths en classe de 4ème. L’apprenant évolue dans un univers 3D « style Moyen-Age ». Il doit résoudre des énigmes, leur conceptualisation permet une meilleure mémorisation. Ainsi le pythagore est revu au travers d’un problème de pont-levis ou les équations par un calcul d’équilibre de poids de tablettes de chocolat… Un système de point permet une capitalisation des acquis et l’avancée dans le jeu.

La présentation suivante est plus proche de l’outil de simulation que du serious game. La présentation de Didhaptic pour l’entrainement des dentistes à la pose d’implant dentaire repose sur une utilisation de l’imagerie 3D pour simuler des actes de chirurgie. Le praticien peut s’entrainer autant qu’il le souhaite. L’intérêt de l’utilisation est évident pour le professionnel qui souhaite conserver sa clientèle… Mais peut-on parler réellement de serious game ? Finalement peu d’approche pédagogique, pas de scénario, pas de test de validation de la maitrise des gestes… pourtant il y a bien apprentissage des gestes métiers. Objectif atteint mais l’outil est il pédagogiquement optimal ou ne pourrait il pas être plus performant encore en l’associant à une démarche pédagogique plus raisonnée ?

SOS21 travaille sur le développement durable. La structure se présente comme un centre de ressources à thématique écologique. Le jeu SOS-21 qui y est présenté se définit comme « un jeu éthique multimédia, gratuit, en ligne, qui permet de sensibiliser et d'impliquer tous les acteurs "consommacteurs" (étudiants, salariés d'entreprises, ados, parents & grands parents) aux 3 dimensions du développement durable (social, économique, environnemental) au travers de leurs actes quotidiens. ». Avatar, systèmes de points, scénarios à multiples embranchements… on sent la patte du concepteur e-learning dans l’outil. L’objectif est clairement pédagogique et au-delà de la sensibilisation, le jeu permet d’appréhender un certain nombre de mécanismes… et de les mémoriser.

 

http://www.skolanet.com/imagesblogs/seriousgame.jpg

 

Les autres démonstrations s’appuient sur les travaux du CERV, Centre Européen de Réalité Virtuelle. De ce laboratoire ont émergées les sociétés Virtualys et CERVVAL qui proposent des usages pédagogiques de la réalité virtuelle. L’idée de la première est de « modéliser des comportements crédibles » afin de rendre la présence de la machine indétectable dans les univers virtuels. De l’avis de Virtualys, on se rapproche de l’intelligence artificielle. Pour CERVVAL, le serious game peut aussi se concevoir comme un outil d’aide à la décision. En ce sens il s’agit d’utiliser la réalité virtuelle pour immerger (images D, mouvements)  et interagir (gant tactile…) de façon autonome, ce qui renforce la crédibilité des situations. Au-delà de l’apprentissage, le jeu sérieux est un outil d’analyse et d’étude des interactions. La réalité virtuelle est peut-être une des clés pour réussir à atteindre les niveaux supérieurs dans la taxonomie de Bloom lors d’apprentissage individuels.

 

Au final, l’approche du serious game lors de ce salon des jeux nous permet de retenir  deux grandes tendances pour le développement des serious games : L’apport de la technique va permettre la construction d’univers de plus en plus réalistes à l’instar de ce que le jeu vidéo a su développer. Par ailleurs,  le serious game semble se développer pour des objectifs de plus en plus variés, ouvrant la porte à une utilisation de plus en plus pertinente des solutions de formation en ligne.

 

En savoir plus :


"Le serious game peut-il s'inscrire durablement dans les programmes de formatron ?" - B. Le Gars pour Skolanet

Sur le site de KTM-advance : De nombreux exemples de serious games


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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 09:00

 

http://www.freedigitalphotos.net/images/photos/671.jpg

 

Une récente étude du Fefaur fait état de la forte croissance du secteurdu  e-learning au cours des 3 dernières années. Nous avions relayé l’enquête de l’awt pour les grandes entreprises, Michel Diaz, directeur Fefaur, nous  ouvre une autre porte en annonçant  ‘ le gisement de croissance se situe dans les PME’

 

 

 

 

 

 

Aussi, je vous livre ici quelques  éléments de réflexion susceptibles de favoriser le développement des solutions d’apprentissages en ligne pour les entreprises de petites tailles.

 

En terme de formation au sens strict:


L’efficience  des formations en ligne n’est plus à démontrer et cela peut s’avérer rassurant pour les PME qui ont parfois du mal absorber les coûts de formations et en attendent un retour sur investissement .

Les formations répondent de plus en plus à des besoins « just in time ». Cette réactivité de la formation la rend davantage cohérente avec les besoins réels de l’entreprise. Le plan de formation est un concept plutôt difficile à mettre en œuvre au sein des PME. Disposer de micro-briques de formations articulables les unes avec les autres est une autre stratégie plus lisible pour les PME.

Les méthodes interactives sont plus motivantes. Les PME sont généralement des entreprises « de terrain » au sein desquelles pragmatisme et opérationnalité sont les maîtres mots. Bien souvent les formations mises en œuvre sont plutôt subies, même lorsque les contenus sont adaptés aux problématiques de l’entreprise.

Le coworking fait son entrée dans les dispositifs en ligne. Si ces approches sont encore balbutiantes elles peuvent trouver un écho favorable dans des organisations où les temps de brainstorming sont parfois limités par les contraintes d’organisation du travail.

 

En termes d’usages :


Les usages sont de plus en plus imposés par l’administration : déclarations en ligne, contacts par mail, téléchargements de documents… Ces usages qui en effrayaient certains il y a encore peu se généralisent et contribuent à l’appropriation progressive des outils par les utilisateurs.

Les habitudes des salariés ont changé dans leur vie privé. Les usages sont dynamisés par l’utilisation courante des réseaux sociaux. Les utilisateurs ont de moins en moins « peur de mal faire » et s’approprient les règles de manipulations au niveau des contenus écrits mais aussi d’images et de vidéos. Le numérique se démocratise.

Le rajeunissement des équipes est en cours. Or l’âge était un des facteurs limitants dans l’utilisation de solutions en ligne. Les nouvelles générations sont plus aguerries en terme de maitrise de l’outil informatique et par conséquent plus enclines à recourir à des formations en ligne.

L’acceptation par les organismes financeurs est également un point à intégrer. Les solutions de formation en e-learning sont reconnues comme des dispositifs  de formation à part entière. Cette reconnaissance est un élément propice à servir le développement du e-learning dans toutes les entreprises.

 

En terme matériel :


La gamme de modules disponibles sur étagère est de plus en plus étoffée et ne s’arrête plus aux langues et à l’informatique. Leur prix est également très concurrentiel. Cet accès à de nombreuses ressources peut s’avérer décisif dans les choix des entreprises souhaitant former leurs salariés à moindre coût.

L’accès à Internet se généralise. La plupart des entreprises sont aujourd’hui connectées en haut débit. Les solutions e-learning sont plus fluides et les possibilités nombreuses y compris pour la vidéo par exemple.

Le matériel  nomade se diffuse. Le mobile-learning apparait dans le paysage. Certes encore confidentiel, nul doute que ces nouvelles solutions trouveront leur public.

 

Qualité des formations, maitrise des usages et équipement performant, il semble que l’équation pour que le e-learning atteigne toutes les strates économiques soit en passe d’être résolue.

 

En savoir plus :

 

Les études FéFAUR

L'étude FéFAUR sur le marché du e-learning diffusée sur e-alsace.net

" Le marché du e-learning décolle " - Article sur capital.fr

"Etude : Le marché du e-learnign en forte croissance" - Un billet sur ecoles-entreprises.com

 

 

Crédits Photo

Image: jscreationzs / FreeDigitalPhotos.net

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 22:52

http://www.astd.org/ASTD/Images/logo_astd_rev.gifVoici quelques jours que je souhaitais rebondir sur l'article de E-teachUK à propos de l'utilisation de l'échelle de Guerra dans Moodle. Non pour évoquer le travail réalisé, fort intéressant par ailleurs, mais plutôt pour partager ce document de 2004 :  "the Guerra Scale" de ASTD, American Society for Training and Development .

 

 

 

Cet outil permet d'établir un classement des ressources en ligne selon leur niveau d'interactivité. Au delà de l'intérêt que cela peut représenter pour les apprenants, Tim Guerra et Dan Heffernan soulignent les avantages de ce positionnement pour le développeur de ressources. En effet, ils notent une forte corrélation entre le niveau de la ressource sur l'échelle et les éléments de conception ci-dessous

 

  • La complexité de réalisation
  • Les fonctionnalités
  • Le temps de développement
  • Les compétences en programmation
  • La polyvalence pédagogique
  • La faculté à se montrer patient

 

Avant de vous lancer dans le développement d'un dispositif en ligne, identifiez votre équipe projet au niveau des éléments ci-dessus sur une grille de 1 à 5. Plus votre score sera élevé et plus vous pourrez envisager de monter les barreaux de l'échelle (GS1 à GS10) pour développer tel ou tel type de ressources.

La petite présentation ci-dessous reprend cette échelle et peut vous servir d'outil d'aide à la décision :

 

 

 

 

L'échelle de Guerra date de 2004 et des formes de ressources nouvelles sont apparues, particulièrement en lien avec l'avènement du web 2.0, chacun adaptera cette échelle en intégrant ces nouveaux outils. Néanmoins,  si le score de votre équipe projet au petit test ci-dessus vous conduit à une note de 6, oubliez la réalité virtuelle ou renforcez rapidement votre équipe !

 

En savoir plus :

 

L'article de Tim Guerra et Dan Heffernan sur les conditions de réalisation de cette échelle

E-teachUk : "Effective use of Guerra Scale in Moodle"


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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 23:30

 

http://www.intelligence-web.com/wp-content/uploads/2009/02/social-network.jpg

 

 

« Collaboratif », voilà un terme qui revient bien souvent dans les articles et les tweets de rentrée. Voici quelques suggestions pour introduire une dose de constructivisme dans vos parcours de formation.

 

 

 

 

Avant les outils revenons sur le fonctionnement général et les objectifs de ces activités un peu atypiques. Les outils de formation en mode collaboratif permettent tout simplement à plusieurs apprenants de travailler sur une notion en rendant compte des fruits de leur travail dans un document commun. L’idée des outils collaboratifs est de faciliter la mise en commun des ressources formatives en proposant un outil unique de synthèse.

 

 En terme d’application et afin de mieux illustrer ces propos, imaginez un groupe d’apprenants qui doit effectuer des recherches documentaires sur un sujet lambda et les présenter dans un dossier unique. Les contraintes résident dans le travail à rythme irréguliers des différents apprenants et en leur incapacité à se réunir physiquement à tout moment. La première idée pour contourner ces contraintes  est de créer un fichier qui passera d’apprenant en apprenant, par mail par exemple. La seconde est de nommer un responsable qui récupère les informations des uns et des autres et les regroupe dans un document. Ces 2 idées ne sont pas si mauvaises sur le principe mais dans la réalité on peut observer  quelques freins :

 

  • Au niveau des choix de mise en page ( un apprenant rédige en times, l’autre en arial)
  • Cela crée des disparités dans le travail (3 apprenants traitent le sujet, 1 fait de la bureautique)
  •  L’enseignant n’a aucun visuel sur le document en cours d’élaboration (pas de conseil et/ou tutorat)

 

Et la liste n’est pas exhaustive…mais tout ces éléments nuisent à la mise en relief du thème étudié qui disparait sous les considérations techniques ou organisationnelles.

 

Les outils de travail collaboratif jouent le rôle d’agrégateur de contenus comme "des contenants de ressources collectives". En effet, les outils de ce type anticipent sur les modalités techniques à mettre en œuvre et rendent accessibles le travail en cours de réalisation pour tous et à tout moment de sa réalisation.

 

 Les quelques outils ci-dessous pourront vous être utiles dans de tels cas de figure :

 

Les « wikis » sont sans doute à l’origine du succès des outils collaboratifs en ligne. Le meilleur exemple est bien entendu… Wikipédia ! Les dossiers réalisés sur Wikipédia sont le fruit d’un travail collaboratif entre internautes experts d’un domaine, qui ne se connaissent généralement pas, mais qui souhaitent partager et échanger des connaissances. Pour vous en convaincre, cliquez sur l’onglet « Afficher l’historique » de l’encyclopédie libre. Si vous souhaitez utiliser un outil de ce type, je vous invite à parcourir l’article de Skolanet sur ce sujet.

 

Des outils plus simples facilitent le travail collaboratif. Nous citerons ici les solutions du type Etherpad ou encore le site Sync-in. Ici, vous créez une page sur Internet, vous transmettez l’adresse URL de cette page aux collaborateurs et vous disposez d’un outil à jour en temps réel. Vous pouvez même être connectés simultanément et tchatter pour ajuster votre travail. Je vous invite par exemple à poster vos commentaires sur cet article ici : http://sync.in/OaqzSzyIVP

 

Autre initiative de cette rentrée, l’outil de présentation Prezi  dont nous avons déjà parlé ici. La nouveauté de la rentrée consiste ici à pouvoir travailler à 10 collaborateurs sur une même présentation :

 

 

Google propose une large panoplie d’outils permettant le travail en collaboratif dont Google document qui permet de partage des fichiers de type traitement de txte, tableur ou encore diaporama… à condition de disposer d’un compte chez  Google.

 

Enfin, les modes collaboratifs d’apprentissage se développent fortement dans les plateformes de formation sous la forme d’intégration automatique d’outils d'atelier ou de  mindmapping  dans les prochaines versions de Moodle ou Dokeos par exemple. Nul doute que des initiatives s’exprimeront également sur les réseaux sociaux pour créer des supports de travail en commun : Une page dédiée sur facebook, un hashtag spécialement créé sur Twitter, et l’année « formation » ne fait que démarrer…

 

En complément :


Le travail collaboratif en mode collaboratif sur Wikipédia (regardez bien l'historique pour vous en rendre compte)

Internet Collaboratif : Site Internet dédié aux outils et usages collaboratifs et plsu particulièrement en libre et open-source

"Mettre au travail la personne et le groupe en formation" - Catherine Yelnik - 2005 - Les cahiers pédagogiques : Une analyse sur l'intérêt des travaux de groupe en formation

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:53

http://3.bp.blogspot.com/_ndGlgodF8pE/R5MaJyTW8vI/AAAAAAAAAZk/VZLbhaElbmI/S758/bandotadblog2.jpg

 

 

 

 

Tout comme d'autres membres de Skolanet, j'interviens comme tuteur-pair dans le master de Rennes 1 "Ingénierie de la e-formation". Jacques Rodet de t@d m'a demandé de me prêter au jeu de l'interview.

 

Jacques Rodet : Après avoir été diplômé du Master MFEG de Rennes 1, tu as décidé de t'engager dans le tutorat par les pairs de ce parcours de formation. Peux-tu nous dire qu'elles ont été tes principales motivations pour cela ?

Jean-François Le Cloarec : Ma première motivation était de donner un appui aux apprenants. Le premier risque de la formation à distance est l'abandon lié au sentiment de solitude. Tout apprenant en ligne a un moment été confronté à ce sentiment, cette impression de vide... et toujours au moment où l'on aurait besoin au contraire d'une épaule pour s'appuyer avant de repartir. C'est d'autant plus vrai en formation continue où l'apprenant est déjà confronté aux difficultés liées à la reprise d'études. Ensuite, je vois ce tutorat comme un travail de partenaire. Si l'on peut apporter par son expérience, participer au tutorat est aussi un moyen de rester en contact avec l'évolution des contenus. Chacun apporte à l'autre dans une relation de partenariat.

J.R. :
Quelle est ta définition du tutorat par les pairs ? Comment est-ce que tu le situes par rapport aux autres formes de tutorat ? Quelles sont selon toi les spécificités du tutorat par les pairs ?

J.-F. L.C. : Vaste question, parlons si tu le veux bien de son rôle plutôt que d'une définition forcément réductrice. le tutorat par les pairs tel qu’il est envisagé et pratiqué n’a pas pour objectif de remplacer les Tuteurs-Cours. Les Tuteurs-Pairs ont le rôle de facilitateur sur le plan méthodologique et organisationnel compte tenu de leurs expériences d'anciens apprenants de la formation. Les Tuteurs-Cours sont et restent les référents pour toutes les questions relatives à leurs enseignements. Je pense que le tuteur par les pairs se doit d'être très présent aux moments clés de la formation. En ce qui concerne le master, son intervention peut s'avérer décisive en début de formation bien sur mais aussi dans l'aide au projet de stage et à la préparation de la soutenance. Il peut être amené ponctuellement à intervenir sur les thématiques de cours, comme un médiateur des apprentissages. Cette position n'est pas toujours facile à tenir car on se pique parfois au jeu et il faut faire attention à ne pas se substituer ni aux enseignants, ni aux apprenants. Par rapport aux autres formes de tutorat, je pense que la principale relation réside dans une forme de proximité avec l'apprenant. Cette proximité se traduit par la naissance de relations privilégiées issues d'échange au cours desquels se mêlent conseils professionnels et discussions informelles. Attention à ne pas confondre néanmoins le rôle de tuteur avec celui de « bon copain » ! Mais l'aspect relationnel me paraît décisif pour que s'établisse une relation de confiance. Les apports du tuteur sont un accélérateur dans l'acquisition des savoirs.

J.R. : Quelle a été la genèse du tutorat par les pairs au sein du master MFEG ? Est-ce qu'il est la conséquence d'une démarche institutionnelle ? Au contraire, est-il apparu de manière spontanée ? Quelles ont été les principales étapes de son développement que tu as pu constatées ?

J.-F. L.C. : Il convient de préciser que l'engagement est double puisqu'il s'agit d'une proposition faite à Patrice Mouton, responsable pédagogique du Master. Il s'est montré très ouvert à toutes ces questions et a vu dans le tutorat par les pairs un complément intéressant au dispositif initial. Pour ma part je n'ai pas bénéficié de ce tutorat. Mais au sein de ma promotion nous nous sommes organisés pour assumer cette tâche à notre façon. Nous avons régulièrement travaillé en groupe et les échanges lors des regroupements ont permis d'identifier les compétences partageables entre les uns avec les autres. Le fruit de ces échanges a été la naissance de Skolanet qui s'est par la suite naturellement proposé pour institutionnaliser cette mission au sein du master. Il faut noter que cette initiative a maintenant deux ans et que dans un premier temps elle s’est plutôt concrétisée par un rôle d'accompagnateur de projet de fin d’études. Forte de cette première expérience la mission s'est élargie cette année avec une forte animation des forums et de chats audio en début d'année et un suivi très régulier des apprenants, de la recherche de stage au suivi dans l'avancée du mémoire jusqu'à la recherche d'emploi. Il y a encore des choses à faire pour que le tutorat apporte encore davantage mais il faut aussi savoir limiter son rôle pour ne pas le dénaturer.

J.R. : Comment le tutorat par les pairs est défini et présenté dans le Master MFEG ? Quelles sont les actions que tu mènes envers les nouveaux étudiants pour présenter les services tutoraux dont ils peuvent bénéficier de ta part ?

J.-F. L.C. : Le tutorat par les pairs ainsi que ces champs d’intervention sont présentés dans la charte tutorale du Master qui est distribuée en début de formation. Cela limite les effets de doublon et permet aux différents acteurs de la formation de se focaliser sur leurs missions. En ce qui concerne les actions menées, je participe aux journées de regroupement physique en début d’année au mois de septembre ce qui permet de « briser la glace » ainsi qu’aux premières classes virtuelles. Ces points sont fondamentaux pour la mise en route du dispositif. Pour preuve, cette année une deuxième session a été lancée en janvier 2010 pour laquelle je n’ai pas pu participer. La relation a été plus longue à établir avec les nouveaux venus. Sur le plan pratique, le dispositif est présenté au cours de ces journées puis un échange individualisé systématique est mis en place avec chaque apprenant. J'utilise plusieurs outils pour créer le contact avec les étudiants et leur proposer mon aide. Un espace dédié au tutorat a été mis en place sur la plateforme de formation à distance du master. On y trouve des forums mais ce mode de communication ne convient pas à tous et il est important de le compléter par le mail ou des échanges audio sur Skype ou par téléphone.

J.R. : Peux-tu nous décrire les interventions que tu effectues en direction de tes pairs ? Sur quels plans de support à l'apprentissage (cognitif, socio-affectif, motivationnel, métacognitif) se situent-elles ?


J.-F. L.C. : On peut définir deux types d'interventions. Sur un plan réactif, j'interviens sur des interrogations d'ordre organisationnels ou des problèmes techniques par exemple. Au sein de Skolanet nous sommes trois à intervenir dans ce tutorat. Outre l'atout de la complémentarité, cela facilite aussi notre réactivité et c'est un élément fort apprécié des étudiants je pense. Mais nous intervenons également de façon pro-active, particulièrement au cours du suivi de stage au cours duquel nous essayons de stimuler les étudiants pour qu'ils avancent dans leur projet et lorsque nous n’avons pas était sollicité pendant plusieurs semaines par un apprenant. Sans être un spécialiste des sciences de l'éducation, je situerai mes interventions à la fois sur les quatre plans que tu suggères. Cognitif et métacognitif car mes interventions visent à mettre l'étudiant dans une situation dans laquelle il reste l'acteur principal de ses apprentissages. Mon action ne vise alors qu'à le replacer dans une démarche de réflexion sur ce qu'il est en train d'apprendre. Socio-affectif car c'est un plan que tout formateur en ligne doit intégrer s'il ne veut pas voir ses apprenants déserter « les claviers de l'école ». Motivationnel enfin apportant une dimension « coaching » pour amener les étudiants à réussir les travaux qui leur sont demandés.

J.R. : A contrario, quelles sont les interventions que d'autres tuteurs (tuteur-cours, tuteur-programme) réalisent et que tu ne peux pas réaliser en tant que tuteur-pair ?

J.-F. L.C. : Le tuteur-pair n'a pas un rôle d’enseignant ou de formateur qui doit me semble-t-il rester l'apanage du tuteur-cours. C'est ce dernier qui décide des contenus pertinents et qui détermine le niveau de compétence auquel doit parvenir l’apprenant. Notre rôle n'est pas non plus d'organiser la formation même si nous pouvons faire remonter des demandes ou des attentes au Tuteur-Cours ou au Tuteur-Programme.

J.R. : Alain Baudrit considère que le tutorat par les pairs est efficace dans la mesure où le tuteur-pair peut se prévaloir d'une proximité sociale avec les autres apprenants. Es-tu d'accord avec cela ? Comment, à ton niveau, as-tu ressenti cette proximité ? Quelles sont les interventions tutorales que tu as pu réaliser et qui te semblent plus difficiles à assumer par les autres tuteurs ?

J.-F. L.C. : Le master de Rennes 1 s'appuie sur un fort taux d'inscrits en formation continue. Les tuteurs-pairs de Skolanet ont suivi la formation sous ce statut et exercent aujourd’hui dans des champs assez proches de ceux des apprenants du master. Effectivement, cela crée une certaine proximité sociale qui favorise les relations. Les échanges avec les apprenants reposent sur des problématiques concrètes et répondent à des situations professionnelles réelles. Nous apportons certes notre expérience mais l'objectif est aussi de permettre aux apprenants de capitaliser professionnellement sur leur montée en compétences. Cette dimension sociale est peut-être plus difficile à intégrer pour les autres tuteurs même s'ils ont tout de même rompus aux mécanismes qui animent ce type de public.

J.R. : Alain Baudrit, toujours, estime que le tuteur-pair ne doit pas être professionnalisé afin de conserver justement cette proximité. Pourtant, dans ton cas, tu as été amené, sollicité par le responsable du Master MFEG à t'investir dans des tâches plus académiques telles que l'organisation du suivi des stages en entreprise des étudiants, la guidance de la production de leur mémoire et même dans l'organisation des soutenances. Ne penses-tu pas que cela puisse te faire identifier par les prochaines promotions d'étudiants comme moins proche, plus institutionnel ?

J.-F. L.C. : D’une part, le travail sur le stage de fin d'étude est une situation d'apprentissage par nature différente de ce que les étudiants ont rencontré au cours de la première partie de la formation. Le rôle qui m'a été confié permet de conserver un fil directeur dans la formation. Il y a certes une certaine forme d'institutionnalisation mais elle s'exprime sur une partie de la formation désinstitutionnalisée puisque se déroulant au quotidien selon les règles fixées par l'entreprise et non plus par l'université. D'autre part, l'une des motivations du tuteur-pair réside dans le partenariat qu'il noue avec les étudiants. Suivre les étudiants en stage est un élément de la bilatéralité de ce partenariat. De même, confier aux tuteurs-pairs des tâches plus académiques est de nature à valoriser un travail qu'il n'est pas toujours facile de faire reconnaître comme tel dans d'autres institutions.

J.R. :
A partir du moment où le tutorat par les pairs n'est pas une profession, même s'il peut donner lieu à des indemnités, il semble bien que l'action d'un tuteur-pair ne puisse être mené sur le long terme. Comment alors pérenniser ce service aux étudiants ? As-tu déjà pensé à repérer d'autres étudiants qui pourraient le cas échéant te succéder ? Dans ce cas, penses-tu opportun d'organiser une sorte de passage de relais ?

J.-F. L.C. : Il est aujourd’hui difficile de parler de long terme en ce qui me concerne puisque comme je l’ai indiqué précédemment. Il s’agit dans le cadre de ce diplôme de la première année d’expérimentation du tutorat par les pairs. Pour autant, nous avons conscience qu’il est important de pérenniser le dispositif. L’intégration de nouveaux tuteurs pairs est tout à fait envisagée pour la prochaine rentrée. Nous avons commencé à réfléchir sur plusieurs solutions qui intégreraient des tuteurs pairs au sens strict -comme dans le dispositif actuel mais également d’autres modalités qui pourraient dans l’idéal voir s’investir l’ensemble des apprenants de la promotion actuelle et précédentes. Mais bon, dans le cas présent, je pense que cela fera l’objet d’un prochain entretien !

J.R. : Pour finir cet entretien, peux-tu nous dire quels sont les principaux bénéfices personnels que tu retires de cet engagement auprès de tes pairs ?

J.-F. L.C. : En premier lieu, cette forme de tutorat permet de multiplier les expériences en me forçant à m'adapter constamment aux attentes des uns et des autres, à trouver la réponse la mieux appropriée à leur progression. Je retire une grande richesse de cette expérience sur ce plan. Et j'espère qu'il en est autant pour les apprenants. En second lieu, l'exercice du tutorat sur Rennes 1 permet de rester en contact avec une équipe pédagogique de grande qualité. Nos échanges, comme celui d'aujourd'hui, sont un moyen de continuer à travailler sur les thématiques du e-learning. Ce champ de la formation est en pleine expansion, se développe à grande vitesse et travailler au sein d'une équipe est propice à l'intégration des nouveautés et innovations. Enfin, le taux de satisfaction très important qui ressort du bilan intermédiaire qui a été réalisé il y a quelques semaines est plutôt encourageant et valorisant. Que demander de plus ?

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 00:00
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Une petite discusssion de début d'année m'a conduit à échanger avec Jérôme Hidalgo (Speedernet) sur le thème des macottes. Faut il intégrer, ou pas, une mascotte dans ses supports de formation ?










La mascotte d'Edubreizh.net


Revenons un instant sur ce que l'on appelle une mascotte. La mascotte peut se définir comme un personnage virtuel dont la mission est d'animer le document pédagogique. Il s'agit d'un visuel de type caricature ou personnage de BD. La mascotte guide l'apprenant pour l'aider à naviguer entre les activités mais peut parfois être aussi utilisée pour illustrer des gestes ou des situations. Vous pouvez trouver queques éléments complémentaires dans la définition donnée ici par Symetrics. Peu à peu les mascottes se sont animées et d'un simple personnage en 2D on est passé à des personnages animés en 3D que l'on peut parfois même manipuler, dans les serious-games ou les mondes virtuels notamment:




La question au coeur de notre sujet concernait l'intérêt de l'utilisation de la mascotte dans le simple rôle d'accompagnant et de guide pour l'apprenant, pour lui transmettre les consignes nécessaires à sa progression. Les avis sont partagés sur ce point, voici quelques arguments que j'ai pu retenir.

Commençons par raisonner par l'absurde. Que se passe-t-il sans mascotte ? Les consignes sont données par des explications qui peuvent s'avérer fastidieuses à décrypter, à l'écrit comme à l'oral. On se rapproche ainsi du phénomène « notice à lire avant toute utilisation » que personne ne lit... Ne me dites pas que cela ne vous est jamais arrivé. La mascotte peut aider à s'approprier les notions de fonctionnement, elle peut parler et montrer en même temps, sollicitant des canaux d'information complémentaires propices à la mémorisation des messages.
Par ailleurs, la mascotte humanise la formation. Elle contribue à lutter contre l'isolement de l'apprenant, principal facteur d'échec des formations en ligne. Dans le cas de formation à de multiples modules, la mascotte devient le fil conducteur qui permet à l'apprenant de se retrouver dans un univers qu'il connait. La mascotte a donc une capacité de rassurance de nature à situer l'apprenant dans un état d'esprit propice aux apprentissages.
La mascotte est également facteur d'adhésion au dispositf de formation. Elle a un rôle de séduction qui stimule l'apprenant dans son parcours. Apprendre dans une environnement ludique est facteur de motivation, pour preuve le succès des serious games. Les quelques exemples de mascottes ci-dessous ont bien vocation à rendre la formation "sympa":



Mais quelques freins nous paraissent aussi à prendre en compte dans l'utilisation des mascottes.

La sur-médiatisation peut jouer en défaveur des apprentissages. Ainsi l'usage répétitif de l'utilisation d'une mascotte pour tous les supports de l'entreprise peut s'avérer contre-productif. Imaginez l'apprenant qui entend la mascotte dans sa forme publicitaire sur son autoradio, est accueilli à son arrivée au travail par une enseigne à l'effigie de la mascotte, sort son crayon fourni par la société sur lequelle apparait encore la mascotte avant de mettre en route son poste d'apprentissage pour une formation présentée par... la même mascotte. On risque l'indigestion !
Le second frein réside dans la capacité d'absorption cognitive de l'apprenant. L'expérience du singe nous montre bien notre capacité à faire abstraction de certains éléments lorsque notre esprit travaille par ailleurs. Si vous n'en êtes pas convaincu, prêtez-vous au petit jeu ci-dessous en comptant scrupuleusement le nombre de passes que se font les joueurs blancs :



Il en va de même pour l'apprenant qui peut se trouver distrait par un petit personnage sympathique et qui semble si vivant !

Au terme de notre discussion je partage assez l'avis de Jérôme sur l'intérêt d'intégrer une mascotte dans les modules d'autoformation. Elle doit néanmoins rester relativement discrète pour ne pas interférer sur le message pédagogique.

En savoir plus:

Le site de Maskott-builder
La Cantoche et Living actor, une solution à découvrir pour vos mascottes
Votre mascotte "automatisée: essayez Voki
Guillaume, graphiste (www.elearningbyhrvalley.com) nous présente une famile de mascottes

Indépendants:

Alain Herbert: illustrateur elearning
Nathalie Girardie: http://www.natoon.net
Guillaume Duval: taille réelle

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