Blog d'informations sur le e-learning et les TICE !
Fausse pudeur, peut-être, je m'épanche toutefois un peu -ce que je n'aime pas faire-. J'ai appris hier ce que l'on qualifie pudiquement une mauvaise nouvelle. Un petit choc ! Vous savez celui qui vous laisse un peu groggy… celui qui vous fait interrompre ce que vous vouliez faire… celui qui vous donne le goût à rien.
Dominique CHABROLIN -un inconnu pour la plupart d'entre vous- s'en est allé et comme la formule le laisse entendre, il laisse une femme et 3 enfants avec un sentiment d'injustice, un goût amer parce qu'il était jeune et avait encore plein de choses à faire.
Alors que vient faire ce billet dans un blog sur les TICE... d'autant plus qu'il y a un petit moment que je n'ai rien publié.
Je souhaitais simplement revenir sur ce discours récurent qui veut nier cette possibilité -dans ce monde supposé virtuel des TIC- de nouer de véritables liens qui peuvent se construire à distance. En effet, ce fameux Dominique, je l'ai rencontré à Strasbourg il y a 3 ans par une journée d'hiver de janvier pour démarrer le suivi d'une formation à distance. 3 jours de regroupements comme aiment les qualifier les ingénieurs en e-formation. 3 journées à même de renforcer les liens. 3 journées et puis s'en va.
C'est dans ce cadre que pendant près d'une année -et d'ailleurs plus sur un plan amical- qu'il m'a été donné -à distance et uniquement- d'échanger, de collaborer avec lui sur des travaux, mais également en dehors.
Comme aime à le rappeler Adrien Ferro, l'antonyme de distance n'est pas présence, mais proximité et l'antonyme de présence est absence. Il différencie d’ailleurs de façon forte la notion de présence et de proximité. Il rappelle que "ce n'est pas parce que nous sommes à proximité que nous sommes forcément en présence de l'autre. On peut être à proximité et ne pas accepter l'altérité et on peut être à l’inverse à distance et se mettre en relation avec l'altérité de l'autre". La présence à distance peut donc trouver sa place.
C'est ce que j'ai eu le loisir d'expérimenter. Les 1000 kilomètres qui nous séparaient n'affectaient en rien notre présence quotidienne dans la vie de chacun. Somme toute une forme de compagnonnage remis au goût du jour. Plus d'un an de vie pleine et entière avec ses joies et ses peines qui s'en sont allées… et pas vraiment, car il reste toujours cette correspondance faite de mails et de documents qui montrent bien que cette virtualité n'est que de façade. En effet, qui peut se targuer de disposer d’une tranche de vie sur laquelle il peut revenir à loisir. Il a bien été là. Il ne s'agit pas d'un mirage.
Mais comme je vous l'ai dit, je suis "tice" ce matin, mais demain sera un autre jour.